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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 22:07
Rav Haïm Amsellem

Le Rav Haïm Amsellem a été élu pour la première fois à la Knesset en 2005 sur la liste Shass puis réélu en 2009.

Mais en 2010 il entre en conflit avec son parti et critique aussi bien l'intérieur du parti, que son idéologie. Il reproche notamment l'influence sur l'orthodoxie juive sépharade représentée par Shass, de l'antisionisme tiré de la philosophie juive ashkénaze lituanienne, qui a conduit hier à s'opposer à l'Etat juif en soi, et aujourd'hui à refuser notamment l'enrôlement de milliers d'étudiants de yeshivots. En savoir plus

Il se présente aujourd'hui sur une liste indépendante, celle du parti qu'il a fondé, le parti Am Shalem (Peuple entier). Nous l'avons rencontré à son Quartier Général de campagne, à Tel Aviv, pour les élections à la 19e Knesset. Nous y avons rencontré aussi bien des personnes orthodoxes à la kippa noire, de jeunes religieux à kippa tricotée et de jeunes laïcs ou traditionalistes.

 Le Rav lui-même est très grand et imposant, tant par sa taille que par la façon dont il semble prendre les choses en mains et mener son combat. Dans cette vidéo il n'est tendre ni avec Shass, ni avec Naftali Bennett, ni avec le journal orthodoxe francophone Hamodia. Il s'explique. Une vidéo qui fait la lumière sur la personne du Rav Haïm Amsellem.

 



 Misha UzanJforum / Correspondant spécial en Israël.

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 19:37
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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 11:40

  

Par Misha Uzan

 

Freres-musulmans.jpgEnnhada en Tunisie, le PJD au Maroc et les Frères musulmans en Egypte sont les grands vainqueurs des élections organisées dans leurs pays respectifs. On constate que, partout dans les pays d'occupation arabo-islamique, les populations votent en majorité pour ceux qu'ils perçoivent comme le plus proche de l'islam, comme les représentants de l'islam, comme des dignitaires religieux.

 

Les arabo-musulmans aiment l'islam

 

Il faut tout d'abord constater que les populations de pays d'occupation arabo-islamique, aiment l'islam. Ils le perçoivent comme leur culture, leur identité, et n'ont pas la gêne ou la volonté de contestation d'une religion ou idéologie politique, comme peuvent l'avoir les démocrates et militants laïques. Ces militants laïques et démocrates existent en Tunisie, au Maroc, en Egypte, et même en Lybie. Mais ils sont minoritaires et incapables de gagner des élections.

 

Il serait donc temps d'arrêter de nous dire que "la majorité des musulmans" sont des démocrates qui veulent la paix et la tolérance entre les peuples. C'est faux. On ne les voit que rarement se manifester pour ces causes, et dans les urnes, ce n'est pas le message qu'ils envoient. Pas les arabo-musulmans en tout cas.

Car les partis islamistes qui gagnent les élections n'ont pas d'histoire démocratique, ni de tradition démocratique, ni d'ambition ou de volonté démocratiques. Leur construction, leur histoire, leur programme, leur idéologie n'a rien de démocratique. Ce ne sont pas des démocrates.

 

Egypte : plus de 65% pour les islamistes

 

D'après les résultats publiés à l'heure actuelle, en Egypte les Frères musulmans récolteraient près de 40% des voix, et remporteraient la première étape des élections législatives. Ils sont talonnés par les salafistes du parti Al-Nour qui dépassent les 24 % des voix. Les Salafistes sont des intégristes musulmans, plus extrémistes encore que les Frères musulmans. Enfin, une troisième liste islamiste, celle du Wassat, un peu moins extrémiste (mais c'est très relatif) remporte 4 % des suffrages. Il s'agit donc d'une victoire de plus de 65% pour les islamistes de toutes sortes.

 

Différents islamistes

 

Il existe entre eux néanmoins de grandes différences, de doctrines, de présentations comme d'ouverture entre les différents partis qu'on nomme, faute de mieux, islamistes. On manque en effet de vocabulaire pour qualifier des mouvements sans équivalent en Europe et dont les valeurs, sont proches des extrêmes droites historiques. C'est une erreur en tout cas, de les qualifier de "modérés". Qu'y a-t-il de modéré dans les successeurs d'Hassan-al-Banna, le fondateur du fascisme islamique? C'est une erreur partout, en Egypte, en Tunisie, en Maroc, partout.

 

Créer des distinctions islamistes

 

Alors comment nommer des partis aussi différents que les Frères musulmans, Ennhada, le PJD marocain ou les salafistes? Force est de constater que l'islam en politique est leur point commun. Et à ce titre le mot "islamiste" ne paraît pas si mauvais. N'en déplaise à Dominique Vidal, qui invité sur France 24 pour parler d'autre chose, trouvait néanmoins le moyen de se plaindre de l'emploi du terme "islamiste" pour désigner tous les vainqueurs des pays d'occupation arabo-islamique.

 

On nomme bien "droite" ou "gauche" des partis de nature, de programme, d'histoire et d'idées très différentes.

 

Pour distinguer, donc, ces différents islamistes, il suffirait alors d'ajouter le qualificatif qui les décrirait le mieux.

Certains ont déjà essayé. On a le choix : nazislamistes, fascislamistes, islamistes étapistes (imposer l'islam par étapes), islamistes alqaïdistes, islamistes hypocrites, ou hypocritistes, etc.

Il y a de quoi s'amuser. Il faut encore y réfléchir au cas par cas. L'islamisme n'est pas prêt de mourir demain.

 

Par Misha Uzan pour www.mishauzan.over-blog.com et www.francisinfo.wordpress.com

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 12:19


Par Misha Uzan

Publié sur Riposte laïque, n°225 (http://ripostelaique.com/dov-lior-le-rabbin-qui-pollue-tsahal.html)

Dov Lior est un rabbin du mouvement religieux national ou sioniste religieux, un courant qualifié généralement d'orthodoxe moderne ou néo-orthodoxe sur le plan religieux. D'ordinaire ce sont plutôt les haredim, les ultra-orthodoxes, ceux qu'on appelle aussi les Hommes en noirs et pour certains les pingouins, qui se font remarquer par des positions religieuses radicales et qui voudraient théologiser l'Etat d'Israël. (Voir nos articles pour exemple).

 

Mais Dov Lior a décidé de ne pas leur laisser le monopole de l'extrémisme purement religieux.

 

Jusqu'à présent le rabbin de Hébron et de Kyriat Arba, chef du conseil des rabbins de Judée et Samarie s'étaient fait connaître pour ses positions pour les implantations juives et pour ses propos sur les non-juifs, notamment sur les Arabes. Il avait attiré sur lui la condamnation assez générale. Dov Lior est d'une certaine façon une sorte de caricature exacerbée du juif sioniste religieux des implantations de Judée et Samarie. Il incarne également la friction mouvante, les relations corsées et de plus en plus compliquées entre l'Etat d'Israël et le mouvement sioniste religieux.

 

Ses derniers propos en sont un nouvel exemple.

 

Questionné par un étudiant de yeshiva (établissement d'enseignement religieux) sur la possibilité ou non selon la loi juive de commander des femmes soldates, Lior a répondu par la négative. Le Jerusalem Post qui a publié cette information, n'a pas pu avoir de précisions du rabbin sur ces propos, un porte-parole l'a donc fait pour lui en indiquant qu'il s'agissait d'une question halachique (liée à la loi juive) et qu'il a donc donné une réponse halachique, à un étudiant de la yeshiva Nir Heshder à Kyriat Arba.

 

On est bien renseigné.

 

Le rabbin a tout de même indiqué à ses étudiants de ne pas prendre à l'intérieur de l'armée des positions qui les mèneraient à commander des femmes.

 

Ce n'est pas la première fois que Dov Lior met son nez dans les affaires de Tsahal. La dernière fois il avait soutenu des soldats de son courant qui s'étaient retirés lors d'un chant tenu par des femmes au cours d'officier de Tsahal. Dix élèves officiers avaient quitté la salle, quatre d'entre eux ont été définitivement exclus du cours. Questionné une fois encore, "Trouve une bonne excuse pour quitter la salle avant qu'elles ne chantent" avait indiqué Dov Lior à un soldat. Puis il avait ajouté finalement "mais tu n'as pas à expliquer devant qui que ce soit pourquoi tu te lèves soudainement".

 

Peu importe les explications détournées du rabbin, qui parle de protection de la "modestie". Personnellement je ne sais pas trop ce que ça veut dire mais ça me fait un peu penser à ceux qui parlent de "pudeur" de la femme pour mieux justifier leurs vêtements et autres cheveux couverts. Je crois qu'il faut dire que ces propos sont machistes, scandaleux envers les femmes, et contraires à l'égalité entre les sexes. Ils font malheureusement partie d'une perception d'un certain nombre de mouvements orthodoxes.

 

La place et l'importance de la ligne Dov Lior en Israël est en revanche difficile à percevoir.

 

Les observateurs extérieurs souvent hostiles et peu nuancés qui ont tendance à mélanger religieux et implantations juives, ou religion et implantations juives, diront que la société israélienne et l'armée surtout, sont de plus en plus noyautées par ce qu'ils appellent généralement "la droite religieuse extrémiste". Avec une telle expression, il est difficile de comprendre de qui ils parlent exactement, ni quel est le danger précis.

 

La vérité est plus complexe.

 

Pour deux raisons principales. La première plus religieuse, la seconde plus politique.

 

La première nous intéresse ici plus particulièrement.

 

- Elle consiste en ce qu'au sein même du courant sioniste religieux, Dov Lior est loin de faire l'unanimité. Le rabbin David Bigman, à la tête de la Yeshiva Ma’aleh Gilboa, a exprimé son désaccord avec Dov Lior. Pour Bigman, le problème est plus large que les préoccupations de genre. Selon lui il existe une tendance de la communauté sioniste religieuse à se couper de la société alors même que le public recherche un lien avec la tradition juive. Il faut donc pour Bigman que les "décisions halachiques prennent en considération l'importance de la contribution à la société israélienne, pour que la communauté religieuse participe pleinement à la vie de l'Etat" (Jpost).

Par ailleurs, Hanna Kehat, directrice du groupe féministe et sioniste religieux Kolech a condamné durement les propos de Dov Lior et Lior lui-même, qu'elle accuse de présenter les femmes à ces étudiants uniquement comme des objets sexuels, sans humanité ni personnalité. Sur le plan de la loi juive, elle avait également mentionné que le fait de quitter une salle pour éviter d'entendre le chant de femmes, était un comportement publiquement humiliant pour les femmes et par conséquent beaucoup plus condamnable par la loi juive que le fait d'écouter des femmes chanter.

 

Dans une ligne proche, l'ancienne maire adjointe de Jérusalem Rachel Azaria, elle aussi sioniste religieuse, avait été jusqu'à se faire licencier pour protester férocement contre la séparation des hommes et des femmes dans la rue ultra-orthodoxe Mea Sharim pendant la fête de souccot (voir à ce sujet notre article http://www.mishauzan.com/article-nouvelle-polemique-religieux-laics-pour-nir-barkat-maire-de-jerusalem-87377689.html).

 

Ces discussions sont intéressantes sur le plan de la loi juive et de son évolution. Elles opposent d'un côté un camp orthodoxe ultraconservateur qui maintient les femmes dans une position de dépendance dans le judaïsme et qui entend l'appliquer au sein de la société, y compris contre l'Etat d'Israël s'il le faut ; et de l'autre côté un camp appartenant religieusement au courant orthodoxe mais plus libéral quant à la place de la femme dans le judaïsme et qui est prêt à s'adapter à la société séculière.

 

Reste toutefois que d'un point de vue purement laïc, quelque soit la loi religieuse juive (et tant mieux si elle est libérale), elle n'a pas son mot à dire dans la société israélienne séculière (ou laïque), qui n'a pas à dépendre des dires ou des décisions des rabbins. C'est sans doute un point qui peut poser problème, même avec les orthodoxes les plus libéraux si l'on peut dire.

 

- Enfin le deuxième point complexe qui régit les relations entre l'Etat d'Israël et le mouvement sioniste religieux, est qu'on ne peut pas parler simplement de progression du mouvement sioniste religieux au sein de la société et de l'armée. Car en entrant parfois en contradiction l'un avec l'autre, le mouvement sioniste-religieux peut aussi prendre la voie de la scission. On ne pourrait alors plus parler d'intrusion ou de progression du judaïsme orthodoxe moderne au sein de la société israélienne, mais de guerre larvée avec ses courants les plus radicaux. Cette guerre aurait deux fronts différents : l'un politique avec le mouvement des implantations si l'Etat d'Israël opère un abandon de la Judée et de la Samarie (l'abandon israélien de la bande de Gaza laissée aux islamistes a été une première crise), l'autre religieux, si des rabbins comme Dov Lior s'incrustent dans les institutions de l'Etat.

 

Ces lignes traversent sans les respecter les clivages droite-gauche ou laïques-religieux, tantôt elles les combinent, tantôt elles les ignorent. C'est là la complexité d'Israël. Or cette dernière a beaucoup de mal à profiter au courant laïc, majoritaire mais divisé et attaqué.

En savoir plus sur http://mishauzan.com

Sources : http://mobiletrunk.jpost.com/HomePage/FrontPage/Article.aspx?id=76244633&cat=1

http://www.mishauzan.com/article-nouvelle-polemique-religieux-laics-pour-nir-barkat-maire-de-jerusalem-87377689.html

 

Jerusalem Post, Israël Hayom, le Le blog-notes de Misha Uzan.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 05:38

Par Misha Uzan

La presse mondiale est revenue toute la semaine sur l'entrée de la "Palestine" à l'Unesco. Plusieurs articles dans la presse israélienne, repris sur quelques sites francophones, ont rappelé que l' "Autorité palestinienne" ne remplit pas les conditions d'entrée à l'Unesco.

En français, on peut par exemple lire l'article sur Guysen de Grey Owol, qui explique que " l’UNESCO a des pré-requis très précis que chaque Etat se doit de remplir avant d’espérer être accepté en tant que membre à part entière par l’organisation. On vérifie par exemple, poursuit-il, si les manuels scolaires du pays reconnaissent certaines nations ou religions, s’ils présentent un contenu antisémite ou raciste… Un critère auquel n’est pas conforme l’éducation prodiguée par l'Autorité palestinienne."

Grey Owol continue.

"Une étude menée par l’Institut de surveillance pour la paix et la tolérance culturelle dans l’éducation scolaire (IMPACT-SE) s’est ainsi penchée sur les manuels scolaires [de l'AP], et ceux-ci apparaissent loin de remplir de tels critères. Le rapport de l’enquête, qui a examiné 117 livres d’écoles palestiniens, a pourtant été remis à l’UNESCO". Avant la requête de reconnaissance de l'AP.

Sur ces manuels, ainsi que sur leurs cartes géographiques, l'Etat d'Israël n'apparaît pas. Il n'existe pas. Beaucoup de manuels glorifient le jihad, la mort et les actes de violence, en particulier contre les Juifs. C'était ainsi avec Arafat (y compris dans son bureau où la carte de la "Palestine" recouvrait tout Israël). Abou Mazen a poursuivi sur ses traces.

Tout cela est connu et de nombreux rapports, articles et livres l'ont répété, et dénoncé, depuis des années.

Mais tout le monde s'en fiche. Pour des raisons idéologiques. Pour ces pro-palestinistes[1] (à l'Unesco ou ailleurs), c'est un détail, ce n'est pas une priorité, le problème n'est pas là mais dans l'urgence de donner une "autonomie nationale", un Etat, aux Arabes de Judée-Samarie et de Gaza. De rétablir la "fierté arabe". De tout faire pour atténuer leur colère contre l'Occident.

C'est exactement le contraire qu'ils font. Ils favorisent les ennemis de l'Occident et de la liberté en leur donnant des Etats, des pouvoirs, des structures (dans tout le monde arabo-islamique) sans aucune garantie en échange (si ce n'est quelques contrats).

L'AP est loin d'être la seule dans ce cas. L'UNESCO est composée de plus d'une centaine d'Etats, dont de nombreuses dictatures qui ne respectent pas ses principes non plus. Croit-on vraiment que la Syrie avec ses massacres de populations et ses diatribes antijuives, l'Iran de Khameini, Ahmadinejad et ses discours négationnistes, le Qatar qui pratique le travail forcé, ou encore l'Arabie saoudite, ont des manuels qui chantent les louanges d'Israël, des juifs, des chrétiens ou des païens? Croit-on vraiment que leur cas était meilleur lorsqu'ils sont entrés à l'Unesco?

Non évidemment.

L'AP ne remplit pas les conditions de l'Unesco, c'est vrai. Mais nombreux sont les Etats membres qui ne les remplissent pas non plus. Le problème est le même à l'ONU. Les Etats dictatoriaux respectent-ils la Déclaration universelle des Droits de l'Homme?

Non.

Mais ni l'Unesco[2], ni l'ONU ne sont des organisations respectueuses et impartiales. Elles ne sont pas même des organisations qui limitent la casse en encadrant les dictatures, comme beaucoup le croient encore. Ce sont des organisations politiques, composées en majorité de dictatures à qui elles donnent une tribune, et qui font "l'inverse de ce pourquoi elles ont été créées" comme l'a écrit Guy Millière.

L'entrée de la "Palestine" était une décision politique, qui ne se justifie pas du point de vue des droits de l'homme ou de l'histoire, mais ça l'Unesco ne s'en occupe plus vraiment. On pourrait faire entrer un canard à l'Unesco, si ses membres le décidaient.

Misha Uzan pour www.Dreuz.info et www.mishauzan.com

 

Sources internet :

http://www.unesco.org/new/en/unesco/

http://guysen.com/article_UNESCO-les-Palestiniens-ne-remplissent-pas-les-conditions-requises_16643.html

http://www.mishauzan.com/article-ce-qu-est-l-unesco-rappel-87707399.html


[1]  Voir sur ce terme mon article académique Israël et les intellectuels français, de 1967 à 1982

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 06:08

Article diffusé le 21 juillet 2011 sur ce blog et adapté d'un article de Giulio Meotti dans le journal israélien Yediot Aharonot publié le 20 juillet. Nous le rediffusons à l'occasion de l'entrée de "l'Autorité palestinienne" à l'Unesco, afin de comprendre ce qu'est l'UNESCO.

 

 

L’Unesco contre Israël

UNESCOL’organe culturel de l’ONU, l’UNESCO (Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture), semble s’engager dans une inquisition anti-israélienne. Elle a récemment adopté une décision appelant Israël à cesser immédiatement toutes les recherches archéologiques de la vieille ville de Jérusalem. L’UNESCO s’en est pris directement à la rénovation du pont des Maghrébins du mur occidental de l’ancien temple de Jérusalem. Promue par des Etats arabes, la décision a été adoptée avec le consensus des membres occidentaux de la commission.

 

Selon un article publié dans le Yediot Aharonot par Giulio Meotti, un journaliste du journal Il Foglio, et l’auteur du livre Une nouvelle Shoah : l’histoire oubliée des victimes israéliennes du terrorisme, l’UNESCO donne son blanc seing à la campagne de délégitimation d’Israël.

 

Meotti rappelle les nombreuses attaques et votes anti-israéliens à l’UNESCO. En 2009, l’UNESCO a désigné Jérusalem ‘’capitale de la culture arabe’’, protestant contre ce qui y est appelé ‘’l’occupation israélienne de la ville sainte’’. Plus encore l’UNESCO a réduit le lien des Juifs à l’histoire du Moyen-Orient à quasi-rien, si ce n’est le bref séjour de ‘’colonisateurs arrogants’’. L’UNESCO s’en est pris à la cité de David et aux tombes des patriarches à Hébron, faisant de ces dernières des ‘’mosquées musulmanes’’ sans rappeler leur lien à l’histoire juive, condamnant Israël pour ‘’la destruction et les dommages causés à l’héritage culturel des territoires palestiniens’’, sans jamais condamner les actes de vandalisme de musulmans sur la tombe de Joseph, ou sans mentionner les tombes de grands personnages de l’histoire biblique et juive.

Ces dernières années, l’UNESCO a également augmenté sa collaboration avec l’ISESCO, raconte Meotti, l’organe culturel de l’OCI (l’Organisation de la Conférence islamique). Selon celle-ci, le temple juif n’est qu’une fiction et les monuments juifs sont des ‘’trésors islamiques volés par les sionistes’’, les archéologues israéliens étant ‘’des criminels agissant contre les Musulmans’’.

La dernière note en date, indique Meotti, fut de faire de Maïmonide un musulman appelé ‘’Moussa ben Maimon’’. Le penseur juif a donc été forcé de se convertir à l’islam plusieurs siècles après sa mort par les historiens révisionnistes de l’UNESCO.

 

 

Source : Yediot Aharonot

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 16:42

 


 

Par Misha Uzan

 et publié sur ce site le 26 octobre 2011 http://un-echo-israel.net Article écrit pour

 

 

Nir Barkat a bien du fil à retordre. Comme il n'est pas facile d'être maire de Jérusalem. Non pas seulement parce que c'est la ville "trois fois sainte", non pas aussi parce qu'il faut y gérer des dizaines de mini-communautés religieuses, pas uniquement non plus parce qu'y cohabitent (ou s'y s'affrontent) Juifs et Arabes, mais surtout parce que Jérusalem est la première ville en Israël d'illustration de la lutte politique qui oppose le camp laïc/séculier et le camp haredi (ultra-orthodoxe).

 

Barkat a succédé à un maire orthodoxe dans un sursaut laïc d'une population qui refuse d'abandonner la ville aux "hommes en noir", les haredim, qui ferment des rues et des quartiers entiers à la circulation pour shabbat, qui font pression sur les compagnies de bus, et accessoirement sur les restaurants. Barkat a réussi dans les affaires, c'est un chef d'entreprise qui sait résoudre les conflits. Sa plus dure tâche à Jérusalem, est d'abord, de gérer son conseil municipal.

 

Après le départ des conseillers municipaux de l'étiquette Meretz (un parti sioniste à gauche du parti travailliste) il y a quelques mois, pour protester contre un projet de construction de parc (Le Parc du Roi) à Jérusalem est,  Barkat doit gérer l'affaire Azaria, la deuxième en quelques mois, Azaria 2.

 

Rachel Azaria est un phénomène politique original et une relative PPNI (Personnage politique non identifié). Représentante du mouvement Réveille-toi Jérusalem, elle est représentative des populations sionistes religieuses et traditionnelles qui se sentent pourtant proches des laïcs en de nombreux points. Elle est elle-même juive observante, mais elle est aussi le fer de lance d'un combat hiérosolomytain contre la marée noire ultra-orthodoxe.

 

En juin Barkat la nommait adjointe au maire, cherchant à faire contrepoids à la nomination précédente de Yosef Doytsch (Judaïsme unifié de la Torah) au même poste. La nomination de Rachel Azaria provoqua la colère du camp ultra-orthodoxe. Barkat chercha aussi ce faisant, à lancer un message au camp laïc, dont il fut le candidat. Mais voilà Barkat débordé par la militante. Il y a quelques jours, Azaria déposa un recours devant la Cour suprême israélienne pour protester contre la séparation entre hommes et femmes, à l'occasion de la fête de Souccot, dans la rue Mea Sharim, le quartier ultra-orthodoxe. Barkat la congédia.

 

Les positions d'Azaria sont pourtant connues, comme celles de Barkat, et ne sont pas opposées. Un jugement de la Cour suprême israélienne avait déjà condamné l'an dernier cette séparation. Il n'a tout simplement pas été appliqué. Azaria a donc choisi de déposer un nouveau recours. C'en fut trop pour Barkat. Selon un porte parole de la mairie, "la municipalité de Jérusalem s'oppose aux séparations de sexe dans les zones publiques et continuera autant que possible à accompagner la police contre ce problème." (JPost). Mais il semblerait que le litige ne soit pas dû au fond, mais à la forme. Barkat a indiqué que de la même façon qu'un premier ministre ne tolérerait pas qu'un ministre aille contre lui, il n'entend pas laisser un maire adjoint mener la municipalité devant la justice, sans réagir. On peut le comprendre. Il n'empêche que le problème reste entier. La décision de la Cour Suprême n'a pas été appliquée et la séparation continue. D'autres auraient très bien pu porter l'affaire devant la Cour Suprême, sans risquer leur poste. Azaria en somme, accuse Barkat de céder à la pression ultra-orthodoxe, à l'encontre de sa pensée et de son électorat. Barkat est un gestionnaire et un chef d'entreprise on l'a dit. Reste à savoir s'il sortira de guêpier.

 

 

Reproduction autorisée avec les mentions suivantes et le lien vers cet article : © Misha Uzan pour http://un-echo-israel.net et http://mishauzan.com

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 17:41

 

Par Misha Uzan

Article écrit pour http://un-echo-israel.net et publié sur ce site le 19 octobre 2011.

 

 

Ilan-Grapel.jpgSelon le journal égyptien Al Haram, un accord aurait été conclu entre Israël et l'Egypte pour la libération d'Ilan Grapel, citoyen israélo-américain, arrêté en Egypte le 12 juin 2011 et accusé d'espionnage au profit d'Israël par le nouveau pouvoir égyptien. C'est ce qu'a annoncé la presse israélienne du 17 octobre 2011.

Dans la foulée de l'accord Shalit où un soldat israélien est libéré contre 1027 détenus des prisons israéliennes, Ilan Grapel, un civil, serait échangé contre 81 Egyptiens, soit la totalité des détenus égyptiens dans les prisons israéliennes.

Ilan Grapel avait été arrêté par les services de sécurité égyptiens et inculpé pour "espionnage et atteinte à la sécurité nationale » égyptienne. Selon les journaux égyptiens, le jeune israélo-américain avait été interpellé dans sa chambre d'hôtel en possession de plusieurs téléphones et d'un ordinateur portables. Les services égyptiens ont avancé que Grapel avait pris contact avec plusieurs égyptiens sur la place Tahrir, leur avoir posé des questions sur les militaires, sur les Frères musulmans et sur la place des Coptes en Egypte. Le jeune homme a été également accusé d'avoir menti sur sa demande de visa pour l'Egypte en inscrivant "musulman" dans la case religion et d'avoir cherché à pénétrer en Lybie sous une fausse identité.

 

La presse israélienne au mois de juin a jugé l'affaire ridicule. « Il n’est peut être pas très responsable, mais il n’appartient à aucun Mossad, à aucune agence » avait déclaré Avigdor Liberman, ministre israélien des Affaires étrangères. On lui a reproché en Israël, d'être irresponsable, mais en aucun cas un quelconque espion. Ilan Grapel aurait suivi les événements en Egypte à la fois pour une organisation américaine et son travail universitaire. Sa propre mère a indiqué : "quel espion aurait mis à jour sa fiche facebook?"[1]

Le dossier Grapel avait été rapidement transféré au consulat américain. Après l'annonce d'une libération rapide sous l'effet de la pression américaine, les choses se sont corsées. Selon le journal Al Ahram déjà, le consulat américain aurait substantiellement dit à Grapel : "Monsieur Grapel, vous êtes dans de sale draps". Depuis aucune pression n'y a rien fait, et Grapel est resté en prison.

Cet accord suit donc plusieurs mois de tension entre Israël, l'Egypte et la bande de Gaza : les terroristes qui ont pénétré depuis la frontière égyptienne au mois de juin et tué huit Israéliens, les attaques cet été à la roquette (un mort et de nombreux blessés), les attentats répétés contre le pipeline de gaz qui relie l'Egypte et Israël, la prise d'assaut de l'ambassade israélienne en Egypte … et les accords de ces derniers jours : pour la libération de Gilad Shalit, et les excuses présentées par Ehoud Barak pour la mort de six policiers égyptiens dans des échanges de tirs avec des soldats israéliens après l'infiltration des terroristes depuis le Sinaï au mois d'août.

1027 prisonniers jugés équitablement par la justice d'une démocratie contre 1 soldat enlevé, des excuses israéliennes sans réciproque égyptienne pour des faits plus graves, puis 81 prisonniers jugés eux aussi contre 1 civil non jugé pour des faits qui paraissent fort contestables, on peut s'interroger sur la stratégie du gouvernement Netanyahou, qui semble, d'un coup, s'aligner sur la critique de la gauche israélienne vis-à-vis de sa politique extérieure.

Réalisme politique tardif et réussites du gouvernement ou faiblesse de l'Etat d'Israël?

Reproduction autorisée avec les mentions suivantes et le lien vers cet article : © Misha Uzan pour http://un-echo-israel.net et http://mishauzan.com



[1] Les rebondissements de l'affaire Grapel peuvent être lus sur mon blog-notes (Le blog-notes du 14 juin 2011 )

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 15:38

  

Par Misha Uzan

 

http://mishauzan.com

 

 

 

Egypte … assassin ! On n'entendra probablement personne scander ce slogan dans des manifestations à Paris, à Londres ou à New York puisque, comme je le disais dans mon article Massacre à Hama et manifestations anti-syriennes à Paris, ce type de qualificatif est réservé au seul Israël.

 

En ce matin de 11 septembre, je lis et écoute les détails de la prise de l'ambassade d'Israël au Caire, la veille, et je ne peux m'empêcher de faire quelques réflexions.

 

Je pense évidemment aux relations égypto-israéliennes qui, comme les relations turco-israéliennes, ne tiennent plus qu'à un fil. Je pense à la réaction égyptienne, très lente. Je pense à ces généraux, qui, d'après les informations en ma possession, ne répondaient pas au téléphone. Je pense à la pression américaine qu'il a fallu attendre pour obtenir une quelconque réaction égyptienne. Je pense qu'à nouveau Israël ne compte pas. Tout passe par les Etats-Unis. Je lis l'appel radiophonique de Netanyahou à poursuivre sur la voie de la paix. Pour un politicien qu'on dit "faucon", je le trouve bien tendre.

 

Je pense à la prise de l'ambassade américaine, en Iran, en 1979, qui elle aussi, avait suivi … une "révolution". Comparaison facile, certes, mais j'y pense quand même.

 

Je pense au nombre de blessés et de morts. On parlait d'un mort et de 500 blessés. Ce matin j'ai entendu 5 morts et j'ai lu 1000 blessés sur différentes sources. Tout ça pour l'attaque d'une ambassade, tout ça pour une "manifestation". Je repense à tous ces gauchistes qui vomissent Israël et qui crient aux massacres inexistants en invoquant le nombre de morts côté arabe, à chaque guerre, à chaque opération. Il y a beaucoup de morts, donc c'est un massacre. Bien sûr. Je repense donc aux massacres des Allemands pendant la seconde guerre mondiale. Les pauvres. Je pense à tous ces fascistes, nazis, islamistes, lâchement massacrés. A plaindre eux aussi.

 

Je pense aux boucliers civils utilisés par les terroristes, bien entendu, aux planques en pleine ville, mais je me dis surtout que des sociétés capables de faire 1000 blessés et peut-être 5 morts pour attaquer une ambassade, des sociétés capables ailleurs de faire plusieurs morts pour une prière, des sociétés où des mères crient qu'elles enverront tous leurs fils mourir en martyr, je me dis que ces sociétés n'ont aucune valeur pour la vie. Je me dis qu'il existe un écart de nature entre elles et les sociétés démocratiques modernes.

 

Nos esprits occidentaux ont du mal à y croire. On ne veut pas y croire, on se cherche des excuses, mais des événements comme l'attaque de l'ambassade, l'attaque d'une foule, une attaque populaire, nous le jettent à la figure. Elles nous font réfléchir, à nouveau.

 

Enfin je pense à ce qu'il adviendrait des Israéliens, des Juifs, si on les laissait à la portée de ces individus. Par chance les membres de l'ambassade, leurs familles et les gardes de sécurité ont pu être évacués. Par chance.

 

Et après ça, on voudrait encore qu'Israël donne des gages?

 

Finalement rien n'a changé. Ce n'est pas vrai que les gauchistes frôlent avec l'antisémitisme. Ils aiment les Juifs, les gauchistes. Mais les Juifs morts.

 

Je pense au monde qui ne réagit pas, ou presque. Je pense à ces associations droits de l'hommistes qui montent au créneau contre Israël, et qu'on n'entend jamais dans l'autre sens. Je pense à l'ONU. A la résolution contre la Syrie qui a mis tant de temps. Et pour l'attaque de l'ambassade au Caire, y'aura-t-il une résolution, une condamnation? Je ne pense pas.

 

En ce 11 septembre je me dis que trop peu ont saisi la nature et la portée de ce jour. Qu'en sera-t-il le 11 septembre 2021?

 

 

Reproduction autorisée avec les mentions suivantes et le lien vers cet article :
© Misha Uzan pour http://mishauzan.com

 

 

 

 

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 00:01

 Par Misha Uzan

http://mishauzan.com

 

Manifestation-6-aout-2011.jpgUn Woodstock israélien ? Le mot a été lancé par le batteur de la star nationale Shlomo Artzi qui compare la situation aux années 60 et parle d’une « révolution rock n’ roll ».

 

L’Etat d’Israël vient de connaître ce qui semble être la plus grosse manifestation de son histoire. Et il ne s’agissait ni de la guerre, ni de conflit avec ses voisins. « Le peuple exige de la Justice sociale » est le nouveau cri de ces dernières semaines. Les derniers chiffres parlent de 280 000 personnes à Tel Aviv, entre le boulevard Rotschild et l’avenue Kaplan, pleines à craquer, 28 000 à Jérusalem et 7000 dans le nord du pays. C’est plus qu’en 1982. (Israël ne compte que 7.2 millions d’habitants).

 

Difficile de rester inerte face à un tel mouvement. « Révolution ! » lancent les uns. « Changement total du système » ajoutent les autres ! Si les termes paraissent un peu exagérés, il semble bien que le pays connaisse cet été un mouvement sans précédent. Alors que ce dernier pouvait paraître entrer dans une phase de ralentissement et de radicalisation (comme je l’ai exprimé dans mon article Mouvement des tentes : Pourquoi je ne dresserai pas de tente), ce samedi 6 août au soir a changé la donne. Pas de débordement anarchiste ou gauchiste mais au contraire un élargissement des manifestations à presque tous les courants de la société venus crier leur ras-le-bol de la vie chère ! Plus chère qu’en Europe et aux Etats-Unis, pour des salaires bien inférieurs (voir Le blog-notes du 23 juin 2011). Commencé avec le boycott des produits laitiers (voir Le blog-notes du 21 juin 2011), puis la « révolte de l’huile d’olive » (Le blog-notes du 7 juillet 2011), et enfin « Le mouvement des tentes », on peut parler cette fois de véritable révolte sociale des classes moyennes.

 

Et tout cela dans la bonne humeur. Samedi soir Shlomo Artzi et Rita ont chanté à Tel Aviv tandis que le groupe Ethnix et Mosh Ben Ari chantaient à Jérusalem, en accompagnement de la manifestation. Ce ne sont pas tous les politiques qui étaient présents, mais tous les people. Les politiques au contraire, craignant d’orienter le mouvement d’un côté ou d’un autre, se sont faits discrets. Pour tout dire, on dansait, on chantait, on rigolait, c’était une véritable fête géante, comme un festival ! Presque tous les people ont dit un petit mot à la télévision, les deux grandes chaînes israéliennes Aroutz 10 et Aroutz 2 ont interrompu leur programme pour diffuser les manifestations (seule Aroutz 2 l’avait fait la semaine dernière). Les protestations se sont également moins dirigées contre la personne de Netanyahou mais plutôt contre l’inégalité sociale de ces 20 dernières années et, en fait, d’une certaine façon, contre les résultats du néo-libéralisme, pratiqué aussi bien par la gauche que par la droite, par le Likoud, Kadima et par le parti travailliste aujourd’hui en décrépitude. Un libéralisme économique qui a placé Israël sur une courbe ascendante en terme de croissance depuis plusieurs années, mais qui a semble-t-il accru les inégalités, ou en tout cas rendu les fins de mois très difficiles pour beaucoup d’Israéliens.

 

Dans la soirée l’annonce de la baisse de la note économique des Etats-Unis a provoqué une réunion d’urgence du ministre des finances, — ministre mis en cause par les manifestants —, qui craignait une chute de la bourse de Tel Aviv. Les commentateurs politiques ont globalement estimé qu’il s’agissait d’une diversion pour atténuer le mouvement.

 

Mais ces mêmes observateurs et commentateurs politiques ne se sont néanmoins pas mis d’accord sur la tenue que doit prendre le mouvement face au gouvernement. Faut-il poursuivre dans la direction d’une révolte générale qui demande un « changement total du système » — dans l’éducation, la santé, les impôts, l’immobilier  — ou se focaliser sur 3-4 exigences précises à présenter au gouvernement Netanyahou ?

 

Des réformes sont nécessaires mais les questions sont encore nombreuses.

La comparaison avec Woodstock n’est-elle pas … trop bonne ? Quel fut réellement le résultat des révoltes des années 60 ? Ne se sont-elles pas, à terme, limitées au plan culturel ? Ce résultat est-il souhaitable ? Comment la révolte sociale peut-elle se traduite sur le plan politique ? La situation se limite-t-elle à Israël, ou bien y’a-t-il un problème plus large ? Est-il soluble ? La révolte ne vient-elle pas trop tôt, ou trop tard ? Qu’en est-il donc de la redistribution sociale et que peut-il en être ?

 

Tous ont parlé d’un profond changement. Mais lequel ? Et comment ?

 

Des questions qui restent encore sans réponse.

 

A suivre…

 

 

Reproduction autorisée avec les mentions suivantes et le lien vers cet article : 

© Misha Uzan pour mishauzan.com

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