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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 23:13

 

Par Misha Uzan.

 

Jean-Louis-Villeseche.-Guide-mondial-des-tilmbres-du-Footb.jpgL’idée s’est déjà vue. Le football est sans doute le sport le plus populaire dans le monde, et le plus rentable aussi. De nombreux pays ont édifié des timbres aux couleurs du football, notamment à l’occasion des coupes du monde. Pelé, Maradona et les grandes stars du football ont vu des timbres s’édifier à leur effigie (voir le Guide mondial des Timbres du Football, de Jean-Louis Villesèche). Les timbres officiels ont fait un peu de place aux grands sportifs. Zinedine Zidane a le sien en France comme Roger Federer le tennisman en a un en Confédération helvétique.

Israël a choisi de prendre le train en marche, avec un train qui n’arrive pas à l’heure mais qui, comme souvent, double tous les autres. C’est pourquoi une commission de ministres israéliens pour les cérémonies et les symboles a choisi de suivre la proposition du ministre de la communication Moshe Kahalon et d’édifier des timbres officiels en l’honneur des grands footballeurs de l’histoire du pays depuis la création de l’Etat. Ainsi Avi Ran, Nahum Stalmer ou encore Yaacov Hodorov viendront rejoindre les grands hommes politiques du pays et les fondateurs de l’Etat, de sa langue, de sa culture au panthéon des timbres.

 

L’idée n’est évidemment pas sans lien avec la disparition d’Avi Cohen, quelques jours plus tôt, qui se verra lui aussi éterniser par la création d’un timbre à son effigie qui touchera un mot de sa vie. On pourrait bien sûr se demander s’il est sain de faire une telle place aux footballeurs, on peut aussi s’étonner de la question. Une chose est sûre, le football prend en tout cas une place non négligeable dans la vie d’un certain nombre de gens, et en Israël aussi. On le voit également, Avi Cohen, cet ancien défenseur du Maccabi Tel Aviv, dont on a montré la renommée, a marqué un nouveau but à sa manière.

 

Source : Israël Hayom, 5 janvier 2011.

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 17:41

 

Publié sur le site http://un-echo-israel.net le jeudi 24 juin 2010

 

coupe-du-monde--2010-logo.jpg

 

Vous ne devriez pas pouvoir soutenir l’équipe d’Israël à la coupe du monde de football en Afrique du Sud. La raison est simple : Israël ne s’y est pas qualifié. Malgré quelques joueurs expatriés dans des grandes équipes européennes, notamment le reconnu Yossi Benayoun à Liverpool, l’équipe nationale israélienne n’a pas été à la hauteur. Il faut remonter à 1970 au Mexique pour voir une équipe israélienne en phase finale d’une coupe du monde.

 

Faute de pouvoir défendre ses couleurs donc, Israël peut au moins se retourner vers les joueurs étrangers qui jouent ou qui ont joué dans des clubs israéliens. On en trouve évidemment presque partout dans le monde. Une préférence semble néanmoins profiter au continent africain. En effet, en comparant le nombre de joueurs non Israéliens ayant joué dans la ligue de football israélienne[1], deux pays africains arrivent en deuxième et troisième position, derrière le Brésil (43 joueurs) où la culture du football n’a sans doute pas d’équivalent. Devant l’Ukraine et la Russie qui ont compté respectivement 23 et 22 joueurs en ligue nationale israélienne (deux pays de forte immigration vers Israël, la liste prenant en compte les joueurs possesseurs d’une double nationalité), et devant l’Argentine avec aussi 23 joueurs, le Ghana comptabilise 30 joueurs dont la carrière a connu un passage par Israël, avec derrière lui le Nigéria qui en compte 28.

 

Les relations footballistiques israélo-africaines ne sont toutefois pas uniquement quantitatives. En 2006 le geste audacieux et osé du défenseur ghanéen John Paintsil les a porté à un niveau ô combien plus touchant pour les Israéliens, et ce aux yeux du monde entier. Les amateurs de football se souviennent peut-être de la première sensation du Mondial en Allemagne lorsque que le Ghana l’emportait sur la République Tchèque deux buts à zéro. C’est lors de l’inscription du second but à la 82e minute que Paintsil n’hésita pas à exhiber fièrement un drapeau israélien planqué dans une de ses chaussettes. Le geste apparemment isolé provoquait néanmoins le scandale. Les commentateurs égyptiens en restaient bouche bée, la fédération de football ghanéenne présentait aussitôt ses excuses et rejetait tout signe politique en provenance du Ghana. Paintsil fut accusé par certains d’être un agent du Mossad, et selon ses dires menacé par l’Iran. Le joueur de l’Hapoel Tel Aviv, anciennement chez son concurrent de la même municipalité — le Maccabi Tel Aviv — réagissait avec enthousiasme et expliqua son geste aux médias israéliens : « Je suis heureux, et je suis content de vous avoir rendus heureux […] J’aime les supporters en Israël. C’est pourquoi j’ai décidé de sortir ce drapeau. Les supporters de Tel-Aviv m’ont toujours rendu heureux, et j’ai voulu le leur rendre. »[2] Déclaration ô combien accueillie avec ferveur en Israël, dans les médias et jusqu’au ministre israélien des sports, à l’époque Ophir Pinès-Paz. L’amour de John Paintsil pour Israël n’a apparemment pas diminué depuis, le joueur ayant manifesté à de nombreuses reprises son soutien à un pays dont il apprécie le charme et les gens.

 John-Paintsil-et-Papu-avec-le-drapeau-d-Israel.jpg

 

 

Parti jouer depuis pour West Ham en Angleterre dès la saison 2006-2007, puis pour Fullham dès 2008-2009, l’aventure israélienne des Paintsil s’est poursuivie en 2008 lorsque Marc, le frère de John, a débarqué lui aussi, avec sa sœur, en Israël. Dans l’espoir de décrocher comme son frère un poste de joueur dans une équipe israélienne. Les choses se sont néanmoins compliquées il y a environ deux mois avec l’arrestation du jeune frère, Marc Paintsil, 20 ans, pour présence illégale sur le territoire israélien, son visa de touriste ayant expiré depuis longtemps. L’affaire fut révélée récemment par le quotidien israélien Yediot Aharonot, quelques heures avant la qualification du Ghana pour les huitièmes de finale. Interviewé par le journal en prison, le jeune Paintsil se défend : « Je ne peux pas retourner au Ghana parce que j’ai vraiment peur pour ma vie. Ma sœur, après être retournée au Ghana […] où elle a été agressée […], a immédiatement rejoint mon frère et mes parents à Londres. […] Il n’y a pas moyen que je retourne là-bas. »[3] Marc Paintsil a également déposé une demande d’asile politique en Israël, prétendant être victime d’insultes et d’agressions envers lui et sa famille depuis le geste de son frère, perçu comme pro-israélien. Les services de défense des travailleurs étrangers ont vu en lui un homme souriant et un amoureux d’Israël. « Je voudrais vraiment rester en Israël, et jouer au football ici, parce que j’aime vraiment ce pays », leur a-t-il déclaré[4]. L’autorité en charge de l’immigration et des frontières a néanmoins précisé que sa demande d’asile politique a été déposée après son arrestation. Mais le club de football local où Marc Paintsil s’était entraîné jusqu’à présent avait déposé une demande à son nom pour l’obtention d’un permis de séjour en tant que travailleur étranger. La procédure administrative ayant été retardée, Marc Paintsil est dans l’attente d’une révision de son cas.

 

Alors que le Ghana poursuit sa course en Afrique du sud, l’amour des Paintsil pour Israël fait encore une fois parler de lui. Et ils sont rares, faut-il le préciser, ceux qui montrent leur attachement à Israël quitte à prendre quelques risques. Alors en attendant le dénouement de cette lune de miel mêlée de football, d’immigration et de séjour en prison, on peut encore peut-être souhaiter une victoire du Ghana dimanche prochain et sait-on, un but de John Paintsil.

 

 

Voir aussi notre article : http://mishauzan.over-blog.com/article-john-paintsil-israel-et-la-coupe-du-monde-52208405.html

 

 


[1] Voir ici la liste http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_foreign_football_players_in_Israel#Ghana_.2830.29

[2] http://www.debriefing.org/18376.html ; Mis en ligne le 06 juillet 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org ; repris par L’Arche n° 579-580, juillet-août 2006

[3] Cité dans l’article de Yael Branovsky pour le Yediot Aharonot le 23.6.2010, http://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-3909688,00.html

[4] Idem

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