Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 11:57

 

Par Misha Uzan

Article écrit pour http://un-echo-israel.net et diffusé sur ce site le mardi 23 août 2011

 

« Koah » en hébreu signifie « Force ». C’est aussi le nom qu’a choisi Amir Yehezekiel, un jeune Israélien de 33 ans qui a créé sur Facebook un groupe de défense des animaux. Koah est un jeu de mots : c’est la contraction des initiales en hébreu de « Klavim » (les chiens) et « Hatoulim », les chats.

 

Chiens-chats.jpgLe but de ce groupe est de faire évoluer la situation et le traitement des animaux en Israël. De tous les animaux et pas seulement des chiens et des chats. Le groupe a déjà réuni plus de 3300 personnes sur Facebook et Amir ne cache pas ses ambitions : il veut réunir un maximum de personnes, des sponsors, des célébrités et pourquoi pas, à terme, créer un parti politique de défense des animaux et le faire entrer à la Knesset, la Parlement israélien.

 

L’idée n’est pas mauvaise. Elle prolonge le mouvement et les initiatives sociales débutées cet été boulevard Rothschild. Les chiens et les chats sont très nombreux en Israël et Amir Yehezekiel, sans être affilié à un quelconque mouvement d’écologie radicale, a simplement voulu être celui qui s’occupe de leur santé, de leur protection, de leur place dans la société.

 

Reste qu’à y réfléchir, l’idée d’un parti politique voué aux animaux fait plus sourire qu’autre chose. Une association ou organisation, ayant une influence politique peut être souhaitée ; mais la légitimité d’un tel parti est en revanche plus contestable. Pour plusieurs raisons. La société israélienne est déjà très compartimentée, divisée en secteurs presque coupés des uns des autres. Le mode de scrutin, à la proportionnelle nationale, provoque une division plus accrue encore en favorisant les petits partis et oblige des pourparlers entre partis pour chaque décision gouvernementale. Que viendrait donc faire au milieu un parti sectoriel destiné aux animaux ? Par ailleurs, la question des chiens et des chats dans les villes est à double tranchant. Leur protection et leur santé sont capitales. Il conviendrait toutefois de les penser dans leurs rapports avec l’humain, et non pas indépendamment. Dans le centre du pays et plus encore à Tel Aviv, chiens et chats sont très nombreux. On en voit partout. Il n’est pas rare que les tel aviviens aient deux, trois, jusqu’à cinq chiens par personne. Or les conditions d’hygiène qu’ils provoquent ne sont pas des meilleures. Dans un pays où l’eau manque, la gestion des excréments de chiens laisse pour le moins à désirer. On peut parfois être obligé de zigzaguer sur le trottoir. De façon générale, la saleté de la rue saute aux yeux de quiconque y prête attention. Faites un test : marcher une heure à Tel Aviv en tong ou en Crocks et regardez ensuite l’état de vos pieds. Quant aux chats, on les voit généralement sauter d’une poubelle à une autre. Sans commentaire.

 

En somme, monter un mouvement, une organisation ou un lobby défenseur des animaux est une nécessité, mais l’hygiène et la santé des chiens et des chats ne doit pas se faire au détriment de celle des humains.

 

Personnellement je ne suis pas sûr qu’une amélioration dans ce sens, puisse venir des propriétaires de chiens et de chats, trop habitués à les embrasser sur la gueule, à les laisser uriner sur les kiosques à journaux, ou à leur faire faire leurs excréments sur le trottoir.

 

C’est mon avis.

 

Reproduction autorisée avec les mentions suivantes et le lien vers cet article : 

© Misha Uzan pour http://un-echo-israel.net et mishauzan.com

Partager cet article

Repost 0

commentaires

L'an prochain à Tel Aviv

L'an prochain à Tel Aviv

Mon premier Roman

En vente ici

Format

Recherche

Nuage de tags

L'an prochain à Tel Aviv

Achetez en ligne mon premier roman

Format