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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 18:19

 

 KurdistanNouveau dossier, nouveau sujet. A nouveau cette étude date de 2007. La situation toutefois, comme dans d'autres grands conflits n'a pas vraiment changé. C'est plutôt la bibliographie qui peut manquer d'un ou deux textes récents. Mais le sujet fait malgré tout couler moins d'encre qu'un autre, beaucoup plus populaire. Y compris pour les Turcs, alors que la Turquie est directement liée au problème kurde on la voit faire ailleurs ce qu'elle n'aimerait pas qu'on fasse sur son territoire ou à ses frontières. La chose laisse penser. Soutien au hamas, propagande érigée sur le thème de la "libération" d'une population, de la création d'un Etat. Mais qu'en est-il pour les Kurdes, le PKK? A cheval entre la Turquie, l'Iran, l'Irak, l'Azerbaïdjan, musulmans au milieu de musulmans. On en entend bien moins parler au 20H, sur le net, dans les journaux.

 

Voici les bases du problème kurde.

Dossier rédigé en milieu universitaire, d'où sa présentation, son découpage en plan.

 

Bonne lecture.

MU

 

 

Bertrand Dorin . Le destin kurdePeuplé de plus de 30 millions d'âmes, on peut estimer avec Bernard Dorin, ambassadeur de France, que les Kurdes «constituent aujourd'hui le plus grand peuple sans Etat.»[1] Car selon les critères courants – l'ethnie, la langue, l'histoire, entre autres - on peut bien parler de « peuple », dont la présence dans la région des montagnes du plateau anatolien et des chaînes du mont Zagros, aux frontières de l'Irak et de l'Iran, remonte, selon certains historiens, à plusieurs siècles avant Jésus-Christ. Parlant une langue indo – européenne, le kurde, composé de deux principaux dialectes : le kurmanci (parlé à 80%) et le sorani (20%), les Kurdes sont majoritairement musulmans sunnites. Encore largement ruraux il y a quelques dizaines d'années, leur urbanisation fut souvent plus rapide que leurs voisins, faisant également évoluer leurs conditions de vie.

 

Peuple à l'identité affirmée, doté depuis le XIXe siècle d'un nationalisme kurde, aujourd'hui plus virulent, les Kurdes ne disposent pourtant pas d'Etat kurde, pourquoi? Quelles sont en effet les conditions historiques, géographiques, géopolitiques ... qui les en ont empêchés jusqu'aujourd'hui encore?

Nombreux sont les paramètres à prendre en compte. Les Kurdes s'inscrivent d'abord dans une histoire du nationalisme kurde, dont le plus grand succès fut la création d'un Etat kurde – qui n'a duré que quelques mois – au nord de l'Iran en 1946, le République de Mahabad; et le plus gros échec la non – application du traité de Sèvres de 1919 – les Kurdes n'étant pas exempts de responsabilité dans celle - ci. Mais les Kurdes ont surtout pour particularité d'être dispersés autour du et dans le monde Turco – iranien. On les retrouve principalement en Turquie, en Irak, en Iran et en Syrie. Ce qui constitue une grande dificulté pour la création d'une Etat unifié. Sans compter les diasporas kurdes qu'on connaît aujourd'hui en Europe – particulièrement à Berlin - ou en Amérique du Nord, où ces derniers se sont réfugiés, suite aux diverses persécutions qui leur étaient faites. Enfin, Hamit Bozarslan souligne que le nationalisme kurde émerge à l'intérieur d'Etats eux – mêmes issus de guerres d'indépendances[2]. Les Kurdes essaient donc de prendre leur autonomie, ou leur indépendance, vis à vis, ajoute Pierre Rondot, d'une «colonisation non occidentale»[3], et auprès d'Etats non démocratiques, ou en voie de démocratisation – la Turquie candidate à l'Union européenne, voire l'Irak depuis la chute de Saddam Hussein, pour les plus optimistes -  ce qui complique durement leur tâche. C'est à travers deux étapes : l'histoire du mouvement national Kurde dans les grandes lignes et la répartition géographique des Kurdes comme les facteurs géopolitiques des Etats les plus touchés par la question kurde, qu'il nous faut comprendre pourquoi un Etat kurde n'a toujours pas vu le jour, et pourquoi il lui est difficile de le faire.

 

 

 

I. L'Etat kurde : une occasion manquée.

 

Il s'agit ici de rappeler quelques dates et événements importants sur l'histoire des Kurdes et du mouvement national kurde, afin d'essayer de comprendre le degré et la nature du mouvement.

 

                        A. Les débuts du nationalisme kurde.

 

Il nous faut rappeler avant tout que les Kurdes constituaient auparavant un des peuples de l'Empire ottoman, dont la source et le pouvoir étaient Turcs, mais auquel ils appartenaient et participaient depuis fort longtemps, sans discrimination particulière flagrante, les Kurdes étant musulmans. Mais au XIXe siècle, le « siècle des nationalités », l'Empire est en perte de vitesse et les premières tensions se font sentir. C'est en 1806 qu'éclate le première révolte kurde au XIXe siècle, par les Babans. Suivent douze autres révoltes du même type, c'est – à – dire plutôt locales, dans ce même siècle. Mais il faut attendre les années 1880 pour que les Kurdes se dotent d'un véritable programme autonomiste avec le Cheikh Ubeydullah Nehri, sur la base d'un nationalisme politique, alors proche du mouvement d'opposition Jeune Turc. C'est le début de la fin pour nombre d'empires, et le début de la grande heure des nationalismes.

Au XXe siècle, dès 1908 s'affirme un nationalisme culturel kurde (pronunciamento unioniste). En 1918 est créée la Société kurde d'élévation, autour d'un journal, le Jin, et de deux factions : « bureaucratique » pour l'autonomie, par Seyyid Abdulkadir; et « intellectuelle », par les frères Bederkhani, pour l'indépendance et la collaboration avec les Britanniques. Dans les années 1920, naissent les premières véritables organisations politiques : tel Azadi (Liberté) à l'origine de la révolte de 1925, et Khoybun (être soi-même) en 1927, à l'origine de la révolte d'Ararat en 1930. Les années 20 sont celles de nombreuses révoltes en Irak et Turquie.

 

                        B. Le tournant du Traité de Sèvres.

 

Mustapha-Kemal-Ataturk.jpgEn 1919, suite à la défaite des Turcs ottomans, les puissances européennes rédigent le traité de Sèvres, qui prévoit un Etat Kurde, globalement dans ce qui constitue aujourd'hui le Kurdistan irakien, au Nord de l'Irak. Ce fut l'occasion d'une reconnaissance internationale, du moins par les puissances du moment, de la question kurde. Néanmoins ce dernier ne fut jamais appliqué. Précisons toutefois que les factions majoritaires Kurdes tiennent eux – mêmes une certaine responsabilité dans cette non – application. En effet, celles - ci ont préféré se rallier au projet promis par Atatürk d'un Etat s'appuyant sur l'islam et un pacte turco – kurde et niant le droit aux « infidèles » arméniens de posséder, eux aussi, leur Etat. Ainsi ils ont multiplié les télégrammes envers les délégations européennes pour la non – application de ce traité[4]. Au final, en 1923, le nationalisme Turc bat son plein et devance le Kurde, Mustapha Kemal Atatürk, dit « le créateur des Turcs » ne donne pas suite à sa promesse et engage un nationalisme ethnique intransigeant, laïc, dont les Kurdes ont longtemps fait les frais, jusqu'à la négation de leur identité et l'interdiction de leur langue.

 

C. Les révoltes du XXe siècle.

 

Il serait trop long et trop complexe de rappeler l'ensemble des contestations kurdes dispersées dans l'espace, et étendues dans le temps. Nous rappellerons simplement quelques dates et quelques mouvements clés. A partir des années 30 se développent et foisonnent nombre de mouvements ou partis politiques, dans tout le monde kurde.

En 1942, naït en Iran, l'organisation nationaliste Komalah qui donne naissance en février 1946 à la Républiquede Mahabad, du nom de sa capitale, la République kurde autonome, au Nord de l'Iran, écrasée dans le sang par les troupes iraniennes, fin 1946, après la retraite des soviétiques. Les événements se précipitent alors au fil de l'histoire politique des Etats respectifs : en 1961, Révolte des Barzani  en Irak, guérillas au Kurdistan d'Iran en 1979-1980 et retombées de la guerre du Golfe en Irak en 1991. Rappelons également l'opération tragique ANFAL, sous Saddam Hussein en Irak, où les 17 et 18 Mars 1988, Ali Hassan al-Majid ordonne le bombardement au gaz Ypérite de la ville Kurde de Halabja, tuant près de 50000 personnes. L'opération ANFAl, entre février et septembre 1988 menée dans six régions disctinctes au nord de l'Irak, fit au final entre 50000 et 100000 morts, selon les chiffres.

 

 

II. Où fonder un Etat kurde?

 

 Les-Kurdes---1998.jpg

 

                        A. Une population dispersée.

 

4 Etats possèdent en leur sein de fortes minorités kurdes, qui constituent des majorités dans certaines régions : la Turquie (20%  de la population), l'Irak (de 20 à 25%), l'Iran (environ 13%) et  la Syrie (environ 7,5%)[5].  Néanmoins leur répartition est d'ores et déjà plus complexe que la simple division entre 4 Etats. En effet, on peut observer sur la carte ci – dessus l'extraordinaire éparpillement des populations kurdes. On trouve quelques groupes kurdes jusqu'en Ouzbékistan, mais surtout au sud du Turkménistan, à la frontière de l'Iran, en Georgie, en Arménie et en Azerbaïdjan. Dans les quatre Etats principaux (Irak, Iran, Turquie, Syrie), ils ne constituent pas même une minorité regroupée en un territoire fixe et fermé. Puisqu'en Turquie et en Iran surtout, on en trouve à travers tout le pays, pour la Turquie – y compris à Istanbul – et sur  les deux rives est et ouest en Iran, sans oublier quelques populations au sud du pays. Ainsi, il est très simple de comprendre qu'il serait extrêmement complexe de créer un Etat qui regrouperait l'ensemble – ou presque – des populations kurdes. Ainsi, la République de Mahabad au nord de l'Iran, en 1946, ne regroupait qu'une infime partie de la population Kurde de la région. Sauf déplacement massif de populations, on ne voit pas comment unifier les Kurdes.

Néanmoins, l'histoire a connu nombre cas de retours ou de déplacements de population, de force ou de gré (Inde et pakistan, Israël, Libéria ...), et on pourrait penser que les Kurdes pourraient envisager cette éventualité. Il nous faut donc analyser les forces et les conditions, qui rendent cette option également difficile.

 

            B. L'empiètement sur 4 Etats souverains : un contexte géopolitique très complexe.

 

Malgré la dispersion extrême que nous avons montré, il reste qu'une grosse partie de la population kurde se regroupe autour du Kurdistan turc au sud de la Turquie, au Kurdistan Irakien au nord de l'Irak, à l'ouest de l'Iran et au nord de la Syrie. Si revendication forte d'une Etat indépendant kurde il y a, elle se fait globalement de manière plus pressante sur ces territoires (voire carte revendicative ci – dessous[6]).

 

Revendication-kurde.jpg

 
   

 

Pour autant, le simple fait de revendiquer des territoires à l'encontre de 4 Etats reconnus, rend plus difficile leur résolution. Si on laisse l'once de territoire du « grand Kurdistan » qui touche l'actuelle Arménie, ce sont dans ces 4 Etats que se sont développés les mouvements d'autonomie et les partis politiques. Tel par exemple le PDK – Syrie en 1957, le PDK – Turquie en 1964 ou le PKK (Parti ouvrier du Kurdistan) en 1977, le PDK – Iran en 1973 et le PDK – Irak en 1975. Mais à chaque fois, c'est une situation complexe et différente, à laquelle sont soumises les populations kurdes, en fonction des conceptions des Etats dans lesquels ils vivent, et de leur plus ou moins forte tolérance à la question kurde. Avec comme conséquence d'inscrire leurs luttes dans des logiques nationales (et non pan – kurdes). Ainsi, selon les observateurs les plus récents[7], c'est avant tout en Turquie et dans le Kurdistan irakien qu'on peut espérer s'attendre à une solution de la question.

En Turquie d'abord, les Kurdes ont fait les frais de la politique kémaliste développée tout au long du XXe siècle, dotant la Turquie d'un nationalisme ethnique fort, allant jusqu'à nier l'identité kurde, en interdire la langue et les représentations politiques. C'est dans ce contexte de négation, de répression, et de la période de « Terreur » des années 70 en Turquie, que serait né, selon Hamit Bozarslan[8], en 1977, un mouvement actif et violent qualifié de « terroriste » : le PKK, mené jusqu'à sa capture en 1999 par Abdullah Ocalan dit « le soleil des Kurdes ». Aujourd'hui, selon les analystes, l'autonomie kurde la plus probable en Turquie, serait celle d'une intégration des Kurdes dans le projet de l'Etat turc, notamment par un renoncement au caractère ethnique, à la « turcité » de l'Etat. Pour des raisons diverses et complexes, peu émettent l'hypothèse de la formation d'un Etat Kurde indépendant grignotant une partie de l'actuelle territoire Turc. C'est plutôt l'entrée de la Turquie dans l'union européenne, et son alignement sur les normes européennes, qui laisse espérer à certains une amélioration de la condition kurde en Turquie. A ce propos d'ailleurs, les Kurdes sont globalement favorables à l'adhésion de la Turquie. 

Le Kurdistan irakien nécessite également une analyse plus approfondie. C'est en effet le seul territoire à majorité kurde où ces derniers ont reçu, au cours du temps, nombre de promesses d'autonomie, si ce n'est d'indépendance. Par les puissances européennes d'abord, puis par le gouvernement irakien lui – même, où certains Kurdes ont atteint les hautes instances du pouvoir. Traversant la révolte de 1961 – 1963, le premier régime ba'thiste (1963 – 1968), puis le second à partir de 1968 et les accords d'autonomie du 11 mars 1970, c'est seulement véritablement après la guerre du Golfe et l'intervention onusienne que les Kurdes accèdent à une certaine autonomie dans ce qu'on nomme aujourd'hui le Kurdistan irakien. C'est ici aussi que ses leaders Massoud Barzaoui du PDK et Jalal Talabani de l'UPK attirèrent l'attention, voire des relations diplomatiques, avec certains Etats occidentaux. A présent il faut également souligner l'influence de l'actuelle guerre d'Irak, et de la nouvelle constitution irakienne où l'on discute encore des statuts précis à accorder aux Kurdes en termes de régions, de provinces, voire d'Etat fédéré, que prônent les autorités kurdes. Reste encore nombre de difficultés du fait que la région du Kurdistan irakien est riche en pétrole et en eau. Mais c'est donc paradoxalement en Irak, selon les analystes les plus récents[9], que se dessinent un plus grand espoir d'autonomie pour les Kurdes, sans véritablement parler d'indépendance et donc de véritable Etat kurde.

 

 

 

 

 

CONCLUSION

 

 

         Histoire et situation complexes donc que celles du peuple kurde et de son combat pour un Etat. L'éventualité d'un Etat kurde apparaît encore comme peu probable, puisque dans le meilleur des cas, il ne s'agirait que d'un Etat fédéré à un éventuel Etat fédéral irakien. Elle constituerait un bouleversement majeur dans la configuration du Proche – Orient, mais remarquons que toute solution proposée pour résoudre au moins partiellement la question kurde – autonomie en Irak ou intégration en Turquie – relèverait également d'un bouleversement considérable de la structure des Etats touchés et de la région toute entière. Le cas de l'importance de l'eau et du pétrole au Kurdistan irakien en est symptomatique. Notons encore que ces solutions laisseraient de côté les fortes minorités dans les autres pays de la région et la diaspora kurde, sur lesquelles l'Etat – souverain ou fédéré – kurde devrait statuer. La présence d'un nouvel Etat affecterait en effet, les relations de pouvoir de la région, déjà difficile. Mais les Kurdes, afin de réaliser leur autonomie ne démordent pas de revendications et de luttes. Les Kurdes n'ont donc pas fini de faire parler d'eux, et même si, paradoxalement, la question kurde n'apparaît pas au centre de l'adhésion de la Turquie à l'union européenne, on voit mal comment celle – ci l'éviterait jusqu'au bout.

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

         ●Ouvrages

 

Bozarslan(Hamit), La question kurde. Etats et minorités au Moyen – Orient, Paris : Presses de Sciences Po, 1997

Chabry(Laurent), Chabry(Annie), Politique et minorités au Proche – Orient : les raisons d'une explosion, Paris : Maisonneuve et Larose, 1984

Picard(Elisabeth), La question kurde, Paris : Complexe, 1991

Chaliand(Gérard), Le malheur kurde, Paris : Seuil, 1992

Salah Jmor, L'origine de la question kurde, Paris : L'Harmattan, 1994, Comprendre le Moyen – Orient

Sammali(Jacqueline), Etre Kurde, un délit? Portrait d'un peuple nié, Paris : L'Harmattan, 1995

Kutschera(Chris), Le défi kurde ou le rêve fou de l'indépendance, Paris : Editions Bayard, 1997, Politique

Boulanger(Philippe), Le destin des Kurdes, Paris : L'Harmattan, 1998, Comprendre le Moyen - Orient

Mcdowall(David), A Modern history of the kurds, London : Tauris, 2004

Dorin(Bernard), Les Kurdes. Destin héroïque, destin tragique, Paris : Editions lignes de repères, 2005, préface de Gérard Chaliand

Boulanger(Philippe), Géopolitique des Kurdes, Paris : Ellipses, 2006

 

 

         ●Articles

 

Vanrie(Pierre), «La question kurde. Turquie : l'impasse Kurde», in La revue nouvelle, n°2, février 1999, pp.7-13

Rondot(Pierre), «Aspects actuels du problème kurde», in Défense nationale, novembre 1993, 49e année

Bozarslan(Hamit), «Ankara et le défi kurde», in Politique internationale, N°84, été1999



[1]             Dorin(Bernard), Les Kurdes. Destin héroïque, destin tragique, Paris : Editions lignes de repères, 2005, préface de Gérard Chaliand

[2]              Bozarslan(Hamit), La question kurde. Etats et minorités au Moyen – Orient, Paris : Presses de Sciences Po, 1997

[3]             Rondot(Pierre), «Aspects actuels du problème Kurde», in Défense nationale, novembre 1993, 49e année

[4]             Montré dans Bozarslan (Hamit), La question kurde. Etats et minorités au Moyen – Orient, Paris : Presses de Sciences Po, 1997

[5]    Chiffres donnés dans Bozarslan(Hamit), La question kurde. Etats et minorités au Moyen – Orient, Paris : Presses de Sciences Po, 1997

[6]              www.kurdnas.com

[7]             Boulanger(Philippe), Géopolitique des Kurdes, Paris : Ellipses, 2006

[8]             Bozarslan(Hamit), «Ankara et le défi Kurde», in Politique internationale, N°84, été1999

[9]             Boulanger(Philippe), Géopolitique des Kurdes, Paris : Ellipses, 2006

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