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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 10:08

Paulo Coelho, Sur le bord de la rivière Piedra, je me suis assise et j’ai pleuré, Paris : Editions J’ai lu, 1997, 248 pp., traduit du Portugais (Brésil) par Jean Orecchioni

 

  Paulo Coelho. Sur le bord de la rivière Piedra, je me suis

 

A l’heure où le dernier essai de La Bible au féminin de Marek Halter, Marie[1], est traduit en hébreu, j’ai voulu aller chercher un regard chrétien au féminin de la Bible, et de la Vierge Marie. Je l’ai trouvé chez l’auteur brésilien de renommée internationale, l’auteur de L’Alchimiste et du Pèlerin de Compostelle, Paulo Coelho. Dans un petit livre de 248 pages, Sur le bord de la rivière Piedra, l’auteur sud-américain nous plonge dans un univers chrétien croyant en Espagne. Il met en scène Pilar, une jeune femme d’un petit village d’Espagne qui retrouve l’ami de son enfance qu’elle n’a jamais cessé d’aimer. Le jeune homme avec qui elle a communiqué des années par voie épistolaire est devenu séminariste. Alors qu’elle avait presque perdu la foi, lui l’a recouvré. Plus que cela, il est possesseur d’un don, il est faiseur de miracles, guérisseur. Il donne des conférences, on le reconnaît, guérit ceux qui l’entourent et qui viennent à lui. Mais ce jeune homme aussi cherche sa voie. Bien que voué à Dieu, il ne peut résister à son amour pour Pilar. C’est pourquoi il a voulu qu’elle le rejoigne et qu’ils s’avouent leur amour mutuel. L’essentiel du livre est une histoire d’amour sur fond de croyance et de profondeur religieuses, avec une touche de mystique. Le récit se déroule sur une semaine de voyages entre Saragosse, Madrid ou encore Lourdes. Pilar le narrateur nous emmène avec elle le long de sa route, le long de ses pensées, le long de la rivière Piedra enfin, jour après jour, au sein de son amour. Son amour pour son compagnon, son amour pour dieu. Mais au fond l’histoire d’amour entre les deux personnages reste un peu plate. Leur passion chrétienne, le mysticisme de certains compagnons éveillent un peu la lecture, mais l’histoire ne vaudrait pas le coup sans le thème qu’elle évoque : la face féminine de Dieu. A mon sens, simple histoire d’amour entre les hommes et Dieu et entre les hommes entre eux, assez ennuyeuse, l’œuvre ne prend véritablement sens qu’autour de l’idée de la féminité dans la divinité, « la Déesse, la Vierge Marie, la Shechinah du judaïsme, la Grande Mère, Isis, Sophia, esclave et maîtresse [qui] se trouve présente dans toutes les religions du monde. » (p.90). Sans entrer dans des débats théologiques complexes, l’auteur à travers le compagnon de Pilar qui en est l’instigateur, évoque néanmoins les apparitions de « L’Immaculée Conception » dans un petit village d’Espagne comme en Afrique du Nord et les débats des sages du Vatican sur l’introduction de la face féminine de Dieu matérialisée par la Vierge Marie dans la Sainte Trinité : « la mère, le fils et le Saint Esprit ». Toute l’originalité du jeune homme, comme de l’œuvre tourne autour de cette idée. Une conception qui mérite approfondissement et un livre qui, par la voie de la littérature, esquisse une première approche.

 


[1] Marek Halter, Marie, Paris : Editions Robert Laffont, 2006

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Published by MU - dans Lectures
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commentaires

CG 02/11/2011 01:48



Livre émouvant et sentimentale. Il est exellent. Voici mon article dessu http://actu-film-musique-serie-mode.over-blog.com/article-paulo-cohelo-87778405.html donne moi ton avis. A bientot je
l'espere. CG



Chapie 17/08/2010 08:37



En parlant de rivière ça me fait penser à cette jolie photo : http://www.voyages-photos.fr/blog/post/bord-de-la-riviere



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