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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 12:54

Ces articles ont été écrits pour la newsletter et le site www.israel-infos.net.

Pour des raisons techniques, la newsletter n'a pas pu paraître le 7 juillet.

Avec autorisation nous les reproduisons 15 jours plus tard, le 22 juillet.

La date du 7 juillet ci-dessus correspond à la date où ils auraient dû paraître. La magie de l'informatique fait que nous pouvons changer la date à notre guise.

 

 

Israël : Rapatriement des corps, absence de concertation

 

Ehud Barak en premier ministreEhoud Barak a annoncé le gel du transfert de corps de terroristes qui pourraient servir dans un accord éventuel pour libérer Gilad Shalit. Lundi dernier le ministre de l’Autorité palestinienne des Affaires civiles, Hussein al-Sheikh, avait annoncé qu’Israël transférerait les corps de 84 terroristes à l’AP. Tsahal, en charge du transfert, a indiqué que le premier ministre avait donné son accord depuis plusieurs mois déjà et a confirmé le nombre de corps. Selon des officiels de l’Etat, Netanyahou et Barak avaient tous les deux approuvé le concept suite à une demande de l’Autorité palestinienne.

 

Le transfert a été finalement bloqué mardi ‘afin de vérifier quels étaient les corps’ en question a précisé Barak. L’affaire révèle le manque de coordination entre les services politiques et militaires du pays. Il s’avère que la question n’a pas été débattue au sein du cabinet de sécurité, ni avec les ministres ni sur aucun forum.

 

Deux opinions s’affrontent : ceux qui pensent qu’il est préférable de transférer les corps plutôt que de les conserver dans un cimetière temporaire, et ceux pour qui ces corps peuvent faire partie de monnaies d’échanges dans un éventuel accord et qu’il convient de vérifier qui ils sont. Sur les 84 corps, on ne sait pas bien qui aurait donné son accord sur les noms. Le premier ministre n’en n’aurait eu connaissance que lundi et Tsahal aurait indiqué que la liste publiée par l’AP lundi était fausse.

 

Le ministre de l’AP Al-Sheikh s’est plaint de cette annulation, il a déclaré : ‘Ca ne nous surprend pas, car le gouvernement israélien revient toujours sur ses décisions’.

 

 

Bibi en Roumanie et en Bulgarie

 

Binyamin NetanyahuLe premier ministre Binyamin Netanyahou s’est envolé mercredi matin pour un voyage officiel en Roumanie, puis en Bulgarie jeudi. C’est la première visite d’un premier ministre israélien depuis une vingtaine d’années dans ces deux pays. La visite comprend une rencontre avec le premier ministre roumain Emil Boc et le président Traian Basescu, puis à Sofia en Bulgarie avec le premier ministre Boyko Borisov et le président Georgi Parvanov, où Netanyahou devrait être accompagné d’une délégation de huit ministres afin de prendre part à une réunion de gouvernement.

 

Selon un officiel gouvernemental Netanyahou devrait aborder la question de l’éventuelle déclaration unilatérale d’un ‘Etat palestinien’ par l’OLP, mais pas seulement. ‘Il est important de promouvoir les relations avec ces pays’ a-t-il déclaré, ‘On y trouve un soutien et une sympathie pour nous, en Europe de l’est, et nous voulons cultiver cet amitié naturelle. Nous voulons leur montrer que nous apprécions leur amitié’.

 

Les relations avec la Roumanie et la Bulgarie en effet, ont bénéficié de la détérioration des liens entre Israël et la Turquie. Israël avait alors cherché à se rapprocher des rivaux historiques des Turcs dans la région : la Grèce, Chypre, la Roumanie et la Bulgarie. Israël avait aussi été forcé de chercher des emplacements pour l’entraînement de son armée de l’air, depuis la fermeture de l’espace aérien turc aux forces aériennes israéliennes.

 

 

Révolte à l'huile d'olive

 

Huile-d-olive-israelienne.jpgCette fois c’est au tour de l’huile d’olive. Le producteur d’huile d’olive Zeita, une filiale du groupe Wissotsky, a émis une pétition auprès de la Cour Suprême israélienne contre les ministères des finances, de l’Agriculture, de l’industrie, des échanges et du travail. Selon Zeita, les directives ministérielles qui fixent les prix sur l’huile d’olive violent la loi contre le monopole et rendent les prix de l’huile d’olive en Israël parmi les plus chers du monde.

 

‘Nous avons décidé de marquer une étape sans précédent et de demander aux autorités de réduire les prix à la consommation’ a déclaré Amir Gur-Lavie, co-fondateur de Zeita. Selon l’entreprise un litre d’huile d’olive coûte 42 shekels en Israël, contre 17 en Espagne, 18 en Australie, 22 en Grande-Bretagne et 23 aux Etats-Unis. Par conséquent l’huile d’olive importée, avec un coût moyen de 36 shekels, est moins chère que l’huile locale, précise Amir Gur-Lavie, elle représenterait 20% du marché.

 

La pétition de Zeita demande aussi que l’Office de commercialisation et de production des plantes, qui dépend du ministère de l’Agriculture, fixe des objectifs de prix. Elle appelle également l’Etat à supprimer les fortes taxes sur les matières premières d’importation dans l’industrie ; une décision qui selon Zeita diminuerait aussitôt les prix à la consommation de 30%. La Cour suprême a donné 60 jours à l’Etat pour répondre à la pétition.

 

Toutefois une source à l’office de commercialisation et de production des plantes tient la pétition pour ‘insensée’. Selon cette source, Zeita veut baisser les taxes d’importations sur les matières premières puisque sa production en dépend entièrement, et l’Etat a pour intérêt de développer l’industrie de l’huile d’olive en Israël, mais Zeita se fiche pas mal du consommateur’.

 

 

 

Les Bédouins du Sinaï réclament plus d’indépendance

 

 

Les bédouins du Sinaï à nouveau au cœur de la tourmente. Les attaques contre l’oléoduc qui transfère le gaz à Israël ont été revendiquées par des groupes islamistes, aidés semble-t-il, par une coopération bédouine. En 2005 et 2006 les bédouins du Sinaï avaient déjà été mis en cause dans les explosions qui touchèrent Sharm El-Sheikh et Dahab.

 

La communauté bédouine du Sinaï est estimée à environ 400 000 âmes. Depuis des décennies, elle dispose d’une demi-autonomie, déterminant des flux de marchandises, d’argent et de personnes, posant des problèmes de sécurité aussi bien pour Jérusalem que pour Le Caire. Le pouvoir d’Hosni Moubarak avait tenté de limiter son pouvoir en incitant les Egyptiens du cœur du pays à s’installer dans le Sinaï, principalement dans le tourisme. Une campagne durement ressentie par les bédouins.

 

Avec le vide laissé par la chute du pouvoir, certains bédouins réclament aujourd’hui un nouveau contrat avec l’Etat, un degré d’autonomie plus important, un accès au gouvernement et à l’armée, et l’amnistie sur les sentences prononcées contre eux, essentiellement par contumace. En 2009, on évoquait des percées du Hezbollah parmi les bédouins du Sinaï. L’été dernier des roquettes Katyusha ont été tirées depuis le Sinaï sur le golfe d’Akaba. Depuis février la contrebande vers la bande de Gaza est quasiment sans entrave et la violence entre familles rivales inquiète. A présent les Frères musulmans sont sur le point d’ouvrir le quartier général de leur nouveau parti, à El-Arish, la première ville du Sinaï. Mais en dehors des accusations de terrorisme, les bédouins affirment ne dépendent que de leur propre règle, leur tribalisme. Pour Sherif Ismail, le conseiller en sécurité du gouverneur du Sinaï, ‘la question n’est pas comment nous traitons avec eux, mais comment nous travaillons avec eux et gagnons leur confiance.’

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