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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 15:28

Publié sur la newsletter et le site http://www.israel-infos.net

 

Par Misha Uzan. Versions originales.

 

Nouvelles mentions de la carte d’identité

 

Carte-d-identite.jpgSur une carte d’identité israélienne se trouve en bas à gauche la mention Leum, qui signifie Nation. Indépendante de la nationalité israélienne, la mention Nation reconnaissait en Israël les nations juive, arabe, druze, ou autres. Il y a huit ans, Eli Ishaï ministre israélien de l’intérieur s’est vu enjoint par la Cour suprême israélienne d’inscrire comme appartenant à la nation juive les personnes converties selon le rite réformé ou conservateur. Orthodoxe et hostile à ces conversions Eli Ishaï a préféré comme compromis supprimer la nation sur les cartes d’identité. La mention existe toujours, mais elle n’est définie à présent que par huit étoiles pour tout le monde.

 

Aujourd’hui le même ministre de l’intérieur a décidé de rétablir la nation sur les cartes d’identité. Selon le document présenté par le ministère de l’intérieur la décision intervient suite à de nombreuses plaintes de citoyens qui souhaitaient voir apparaître la mention « juif » sur leur carte, notamment de la part de survivants de la Shoa. Cette mention représentant pour eux une reconnaissance d’appartenance à la « nation juive ». La décision a fait scandale au sein des élites du judaïsme réformé et conservateur puisqu’il ne semble pas qu’Eli Ishaï entende les mentionner comme juif. Le rabbin Gilad Kariv à la tête du mouvement juif réformé, a indiqué qu’il ferait appel à la Cour suprême si une telle décision était prise. Il accuse le ministre de l’intérieur de vouloir créer « un fossé inutile » entre Juifs et juge « l’utilisation des survivants de la Shoa pour son plan » absolument scandaleuse. « Comme d’autres manœuvres depuis 30 ans » affirme-t-il, « celle-ci ne marchera pas non plus ». L’avocat Yizhar Hess, directeur du mouvement juif conservateur juge aussi cette décision « cynique et malveillante ». Il a ajouté « Au lieu d’embrasser les convertis, Ishaï les humilie. La plupart des Juifs sont réformés ou conservateurs mais une minorité de fondamentalistes ultra-orthodoxes donne une mauvaise image d’Israël, juste au moment où l’on a le plus besoin du peuple juif. »

 

 

 

Les retombées économiques de la gay pride

 

 

Gay pride Tel AvivTel Aviv a développé un véritable tourisme gay, et les retombées économiques en sont excellentes. La dernière gay pride qui s’est déroulée le 10 juin dernier a bénéficié d’un écho sans précédent. La parade elle-même n’aurait coûté que 450 000 shekels selon la municipalité. Toute la programmation et la communication font élever ce chiffre à 995 000 shekels, soit un peu plus de 250 000 dollars. Mais les revenus du tourisme pour l’ensemble du mois de juin sont quant à eux estimés à 50 millions de dollars, dont 7,5 millions de dollars proviennent du tourisme gay, qui à lui seul a amené 5000 à 6000 visiteurs supplémentaires. Des chiffres dont l’Association pour les communautés GLTB (gay, lesbienne, transsexuelle et bisexuelle) n’est pas peu fière.

 

C’est une petite équipe de huit personnes qui est en partie à l’origine de ce phénomène. « Après deux ans de travail sérieux, nous commençons à en récolter les fruits », indique Yaniv Weizman, membre du conseil municipal et conseiller aux affaires gay. Anat Nir, une événementielle qui a fait partie de l’équipe de production de la gay pride juge de 10% la population GLBT dans le monde et de 30% celle de Tel Aviv, c’est pourquoi elle estime qu’il « fallait faire quelque chose. C’est notre rôle de servir la communauté et montrer son potentiel de consommation ». Tel Aviv est devenue en quelques années la référence gay au Moyen-Orient. Un budget est alloué pour la communauté gay partagé entre la municipalité et le ministère du tourisme. Les membres du l’Association GBLT sont encore volontaires mais ils envisagent de passer à un niveau supérieur de communication, de devenir professionnels et promouvoir Tel Aviv au niveau international. Pendant la semaine de la gay pride, même des cartes de tourisme adéquates appelées hot pass ont été mises en place. Les campagnes de pub ne mentionnent généralement pas le mot Israël, mais sans la déconnecter du pays, parlent de la ville elle-même. 24% de ce tourisme gay est également dédié aux femmes, à la communauté lesbienne qui privilégie trois moments dans l’année : Pourim, la  gay pride début juin et le dernier week end de septembre, dédié à la nature et à la communauté lesbienne. Une étude en Allemagne a classé Tel Aviv comme 7e destination la plus prisée de la communauté gay. Et ça risque de ne pas s’arrêter là.

 

Voir notre article  Focus : la communauté gay d’Israël

 

 

 

Nouvelles constructions pour les Arabes de Jérusalem

 

 

Pour la première fois depuis 1967 le comité de plans et de constructions locales de Jérusalem envisage un large projet destiné aux résidents arabes de Jérusalem, à Arab e-Sawahra, entre Jebl Mukaber et Abu Dis.

 

Le projet comprend 500 nouveaux appartements sur 153 hectares mais aussi une école, un country club et une nouvelle route. Il est également envisagé de légaliser rétroactivement 2000 appartements construits illégalement dans le quartier.

 

Elisha-Peleg.jpgControversé au sein de la coalition de la mairie, le vote a été repoussé de deux semaines. Le maire de la ville Nir Barkat qui a initié le projet fait face à l’opposition du clan ultra-orthodoxe, furieux de la nomination de Rachel Azaria (du Mouvement hiérosolomitain) comme maire-adjoint supplémentaire. Le conseiller municipal Meïr Margalit (de Meretz, parti de gauche sioniste) a en revanche salué l’initiative. Selon lui si le projet n’était pas voté, la population arabe en serait très frustrée. Pour le conseiller municipal Elisha Peleg (du Likud) toutefois, le vote n’a pas été repoussé pour des raisons politiques : « le projet est illégal car il se trouve dans une zone verte » a-t-il déclaré, signifiant par là les larges zones de la ville qui ont été désignées comme espaces verts par le plan initial du maire pour la ville. Peleg a également dénoncé la construction pour une seule partie de la population, « plannifier pour les Arabes et pas pour les Juifs à Jérusalem est inacceptable, c’est du racisme » a-t-il ajouté. « Si on dit que les Juifs ne peuvent pas construire parce que ça menace la paix, pourquoi les Arabes le pourraient ?  Pourquoi Obama ne reproche-t-il pas à Netanyahou qu’on construise des maisons pour les Arabes à Jérusalem-est ?


L’ONG Ir Amin en revanche a applaudi l’ampleur du projet, « c’est un bon geste mais ce ne sont pas 500 appartements qui vont résoudre les problèmes de logement à Jérusalem-est » a déclaré Orly Noy, le porte-parole de l’organisation.


La réunion municipale a également discuté le plan prévu pour le quartier de Silvan, présenté comme une alternative au projet controversé de Gan Hamelech (Les jardins du roi) qui prévoit la démolition et le transfert de 22 à 88 résidences dans la zone. « Le plan a été rejeté en à peine trois minutes » a indiqué Peleg. La légalité de ce plan doit être rediscutée dans trois jours devant la justice.

 

 

 

Obama : levée de fonds auprès de donateurs juifs

 

« Israël sera toujours notre allié et notre ami, le lien qui nous y unit est incassable et la sécurité d’Israël fera toujours partie des considérations de plus haut niveau de notre politique étrangère — parce que c’est la bonne chose à faire, parce qu’Israël est notre plus proche allié et ami, une démocratie robuste, qui partage nos valeurs et nos principes ». C’est ce qu’a prononcé Obama devant un public de potentiels donateurs américains en vue des prochaines élections présidentielles de 2012.

 

Obama-2012.jpgLe Président Obama a pris part lundi soir à deux levées de fonds à l’hôtel oriental Mandarin à Washington pour une victoire du parti démocrate en 2012. Le premier rendez-vous fut un dîner en présence de partisans de fortes relations entre Israël et les Etats-Unis, le second fut un autre dîner avec le comité de finances Mid-Atlantic, avec près d’une centaine de participants.

 

Les désaccords entre Israël et les Etats-Unis ne sont que « tactiques » a déclaré le président. « Mon administration a fait plus pour promouvoir la sécurité d’Israël, la qualité de son avantage militaire et ses capacités de défense que n’importe quelle administration ses 25 dernières années » a-t-il affirmé. « Nous voulons un Etat juif sûr, où il est possible de vivre en paix avec ses voisins, où les enfants peuvent monter dans un bus ou se coucher la nuit sans craindre des missiles sur leurs têtes, où le commerce et les interactions entre les peuples de la région s’effectuent normalement et où les espoirs et les rêves des premiers voyageurs en Israël, les premiers pionniers, leurs espoirs et leurs rêves millénaires, que ces espoirs se réalisent. Cela restera notre but. »

 

Selon Marc Stanley, Président du conseil démocratique juif, ces élections ne seront pas plus difficiles en ce qui concerne les donateurs juifs. « Les donateurs clés sont beaucoup plus avisés que ce que les Républicains voudraient nous faire croire et regardent d’un œil critique les tentatives républicaines de mensonges sur le bilan du Président » a-t-il dit au journal israélien Haaretz.

 

Obama a également appelé l’engagement des citoyens américains amis d’Israël à ne pas hésiter à émettre des suggestions dans un honnête dialogue avec son administration pour qu’ensemble Américains et Israéliens puissent penser à de meilleures opportunités et répondre aux plus grands défis.

 

 

 

Assassinats répétées dans les villes périphériques d’Israël


« Ca va vraiment devenir Chicago ici. » C’est le cri d’une femme suite au nouvel assassinat survenu lundi 20 juin dans le centre financier de Holon, au sud-est de Tel Aviv. Un homme a tiré à balles réelles sur le propriétaire d’un magasin de fruits et légumes. Deux clients ont été blessés par les éclats de verre. Le tireur, quant à lui, s’est échappé. La police pense à un conflit financier lié d’après les dires du voisinage au refus du propriétaire de vendre son magasin.

 

Cet assassinat en pleine rue et en pleine journée fait suite à une série de violences meurtrières en Israël. Givat Shmouel, Dimona, Saint Jean d’Acre, Beer Sheva, Ashkelon et surtout Lod, ont fait dernièrement parlé d’elles en tristes exemples. C’est le sixième assassinat en pleine rue en à peine plus d’une semaine.

 

Le 14 juin à Dimona un homme de 48 ans a été tué par balles en pleine rue. Plusieurs coups de feu ont été échangés. L’homme était connu des services de police, qui supposent un règlement de comptes entre délinquants. Ce même jour la presse israélienne évoquait un affrontement au couteau entre deux individus à Beer Sheva. Blessés, tous deux sont actuellement hospitalisés. Assassinat aussi à Givat Shmouel et à Ashkelon jeudi dernier, dans la nuit. Mais c’est surtout la ville de Lod, banlieue lointaine de Tel Aviv, au sud-est, qui fit une nouvelle fois la une des journaux. Après un cycle de violences répétées il y a plusieurs mois, à nouveau une habitante de la ville a été assassinée en pleine rue le 13 juin. Son mari et deux de ses enfants ont été blessés dans l’attaque. La ville de Lod s’est illustrée à nouveau par des crimes d’honneur et de sang entre familles de la communauté arabe. Aved Rabou el Marboa a été arrêté mais l’enquête policière semble montrer qu’il n’existe pas de conflit entre les familles Abou Griba (dont la mère a été assassinée) et Marboa. L’enquête s’est orientée vers d’autres pistes.

 

Ce nouvel assassinat lundi à Holon prolonge ce cycle. On ne peut que constater une violence qui se poursuit dans certaines villes périphériques d’Israël (qui contraste avec la sécurité très réputée d’une ville comme Tel Aviv) et une police qui, malgré les outils technologiques modernes dont elle s’est dotée, peine à recruter et se laisse trop souvent dépasser par cette criminalité.

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