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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:57

Ces articles ont été écrits pour la newsletter et le site www.israel-infos.net.

Pour des raisons techniques, la newsletter n'a pas pu paraître le 19 juillet.

Avec autorisation nous les reproduisons 16 jours plus tard, le 4 août.

La date du 19 juillet ci-dessus correspond à la date où ils auraient dû paraître. La magie de l'informatique fait que nous pouvons changer la date à notre guise.

 

 

Arabes et Juifs : Guerre sur les Plages

 

Selon l’Organisation Lehava pour la prévention de l’assimilation en Terre sainte, des Arabes israéliens se feraient passer pour Juifs sur la plage, afin de séduire les femmes juives. L’Organisation affirme avoir reçue de nombreuses plaintes de femmes juives depuis l’an dernier et a décidé d’agir contre le harcèlement sur la plage.

 

D’obédience religieuse, l’Organisation a entrepris d’envoyer un ‘’garde côte’’ laïque sur les plages les plus touchées. Des tracts ont été distribués sur les plages de Bat-Yam, Ashkelon, Ashdod, Cesarée et Eilat en amont de la saison. Un clip a également été diffusé sur You Tube et Facebook. Pour l’Organisation il s’agit de défendre la judéité, de ‘’défendre les filles d’Israël’’, un devoir pour le peuple juif, affirme Benzi Gopstein l’un des leaders de l’organisation.

 

Cette campagne a été lancée par ce qui est appelée ‘’la lettre de la femme du rabbin’’. Cette lettre signée par de nombreuses femmes orthodoxes, a reçu le soutien du député Mickael Ben Ari (Union nationale) ou encore de Tzipi Hotovely (Likoud), pour qui les mariages mixtes sont ‘’dangereux pour les femmes juives, qui souffrent d’abus et de déconnexion avec leur famille après le mariage’’. Ils s’appuient également sur une phrase de Golda Méïr affirmant que le mariage mixte était un autre moyen de mort du peuple juif.

 

Le mouvement Massorti en revanche a exprimé son opposition à la lettre, le rabbin du mouvement ayant déclaré que ‘’notre foi est suffisamment forte pour que nous traitions les non-juifs avec respect et égalité’’.

 

 

 

Opposition Hamas/AP sur l'ONU

 

Le Hamas a annoncé son opposition au plan de l’AP sur la déclaration d’un ‘’Etat palestinien’’. Selon Ezat al-Risheq, un officiel majeur du Hamas à Damas, la décision d’Abbas est une ‘’étape individuelle’’ qui n’a pas été coordonnée avec les autres factions palestiniennes. Il a ajouté que ‘’la résistance est le seul moyen pour les palestiniens de faire valoir leurs droits, de libérer leurs terres et d’établie leur Etat’’.

 

Néanmoins l’Autorité palestinienne entend poursuivre ses efforts pour un vote de l’Assemblée générale à l’ONU reconnaissant un ‘’Etat palestinien’’ sur les frontières de 1967. L’AP espère également convaincre le conseil de sécurité, le seul à pouvoir légalement déclarer un Etat dans le droit international.

 

Saeb-Erekat.jpgMalgré l’annonce d’un veto américain, Saeb Erekat, le négociateur de l’AP, affirme que ‘’neuf membres du Conseil de sécurité [les] ont déjà reconnus : l’Inde, le Liban, l’Afrique du sud, le Gabon, le Nigéria, la Bosnie, le Brésil, la Russie et la Chine’’. Il a ajouté ‘’nous continuerons avec les Etats-Unis jusqu’à ce qu’ils changent de position’’.

 

Abbas cherche actuellement à rallier la Norvège, l’Espagne, et il sera en Turquie prochainement. Saeb Erekat a également annoncé que la déclaration se ferait même si les négociations avec Israël reprenaient.

 

Israël en revanche tente de rallier une ‘’minorité morale’’, un nombre suffisant d’Etats démocratiques, et tente principalement de faire valoir qu’une déclaration unilatérale sur les frontières de 1967 sans reconnaissance d’Israël comme Etat du peuple juif, ne ferait que rendre plus difficile les négociations. Netanyahou de son côté, devrait visiter la Hongrie et la Pologne d’ici deux semaines. La bataille diplomatique se poursuit.

 

Les Shomrim de New York

 

Les quartiers ultra-orthodoxes de New York connaissent leur propre système de sécurité intérieur : les shomrim (gardiens en hébreu). Un groupe d’ultra-orthodoxes qui patrouille dans des quartiers comme Borough Park pour assurer la sécurité des habitants.

 

Les Shomrim ont assuré les recherches de Leiby Kletzky, le jeune garçon assassiné à Brooklyn la semaine dernière. La disparition du jeune garçon avait mobilisé au total 5000 personnes, tapant à toutes les portes et démontrant la capacité des habitants à se soutenir. Les recherches se sont achevées lorsque les Shomrim ont trouvé le corps du garçon et la police a arrêté Levi Aron, un commis de 35 ans.

 

Reconnaissables à leurs vêtements sobres et traditionnels, ces volontaires officiels portent un gilet du département. Ils sont environ 150 à se relayer au moins une nuit par mois. Leur financement provient de dons et d’aides des élus locaux.

 

Selon la police, les Shomrim connaissent la langue, le Yiddish, les problèmes dans le quartier, ont la confiance de la communauté et leur font gagner du temps. Ce système, appliqué à New York, aurait inspiré d’autres villes où la concentration ultra-orthodoxe est très forte.

 

Les Shomrim ont néanmoins été critiqué à plusieurs reprises. D’une part comme communauté renfermée sur elle-même, d’autre part pour s’en être pris à des noirs dans le quartier. Mais en plusieurs années d’exercice, seuls quelques cas ont fait parler d’eux. Et selon Adam, un enquêteur de la police lui-même noir, ces critiques ne seraient pas fondées. Si les non-juifs sont peu nombreux parmi les Shomrim, indique-t-il, c’est avant tout parce qu’ils ne se portent pas volontaires. Les Shomrim auraient une connaissance du terrain et de la population et ne feraient preuve que de méfiance et prudence envers des individus extérieurs au quartier, ajoute-t-il.

 

Interrogé sur les Shomrim, le commissaire de police Raymond Kelly déclare comprendre l’intérêt et la confiance de la communauté hassidique pour les Shomrim, mais dans le cas du petit Leyby, il aurait aimé que la famille appelle la police en même temps que les Shomrim, et pas deux heures et demi plus tard.

 

Egged en Hollande

 

Egged.jpgUn groupe pro-palestinien en Hollande a protesté contre l’arrivée de la compagnie israélienne de bus Egged dans la région du nord d’Amsterdam.

 

La compagnie Egged a remporté un appel d’offres public qui devrait lui permettre d’opérer dans la région. Selon la radio hollandaise, le groupe ‘’Oeuvrer ensemble pour la Palestine’’, irrité par la décision, accuse Egged de ‘’piétiner le droit des Palestiniens’’ et perçoit le choix d’Egged comme un ‘’soutien hollandais implicite’’ à la politique israélienne d’implantations en Judée et en Samarie.

 

Egged a déclaré que la compagnie n’est pas impliquée en politique et qu’elle emploierait des conducteurs de bus hollandais locaux.

 

Le groupe pro-palestinien aurait souhaité appeler à un boycott, mais Egged étant la seule compagnie de bus dans la région, celui-ci risque de s’avérer très difficile. Les Hollandais pro-palestiniens n’auront pas d’autre choix que d’utiliser les bus Egged.

 

 

 

L’archéologie et les Philistins

 

 

La saison d’été des fouilles et excavations a commencé à la cité de Gath, une ancienne grande cité philistine. Les restes d’une ancienne métropole dans le sud d’Israël permettent d’en savoir plus sur les méchants de la Bible hébraïque.

 

Les Philistins furent une peuplade indo-européenne, de culture grecque, débarquée sur la côte méditerranéenne, autour de Gaza, et des actuels Ashkelon et Ashdod autour de 1200 avant notre ère. Les Israélites contrôlaient les villes de la plaine. La bible hébraïque relate des épisodes forts connus, opposant les Israélites aux philistins : David et Goliath ou encore Samson et Dalila.

 

Kyriat-Gat.jpg100 personnes venues du Canada, de Corée du Sud ou des Etats-Unis participent aux fouilles. Certains objets ont près de 3000 ans. Ces recherches devraient permettre d’en savoir plus sur le milieu culturel des philistins, selon l’archéologue Aren Maeir de l’université de Bar-Ilan, en charge des fouilles. Les archéologues ont découvert des éléments sur leur façon de se nourrir, des lentilles, du chien, du cochon, ou encore sur l’histoire de la ville. Même plusieurs siècles après leur arrivée, les Philistins ont préservé une part de leur culture grecque en continuant à nommer leurs divinités avec des noms grecs. Des traces de destruction datées du 9e siècle ont été mises à jour, il semblerait qu’il s’agisse de la razzia du roi araméen Hazael en 830, un incident mentionné dans le livre des Rois. Des traces du siège, un fossé et un talus, sont encore visibles à l’œil nu aujourd’hui. La ville aurait été ensuite définitivement détruite en 604 par le Babylonien Nabuchodonosor, aucune trace n’apparaît après cette date. Sur les restes de Gath, les Croisés y ont ensuite construit une forteresse, puis le site est devenu un village arabe, Tel el-Safi, avant d’être vidé durant la guerre de 1948. La ville de Kyriat Gat, un peu plus au sud, a été nommée ainsi en 1955, sur la base de ruines prises pour l’ancienne ville philistine.

 

Aujourd’hui Gath est un parc national en Israël.

 

 

La Turquie et Israël en négociations

 

Drapeau-turc.jpgDans une interview pour le journal Zaman, Ozdem Sanberk, un haut officiel turc représentant son pays auprès du comité de l’ONU sur le raid du Mavi Armarra l’an dernier, affirme qu’Israël et la Turquie ont tous les deux la volonté de se réconcilier, mais exige les excuses d’Israël pour la mort de 9 citoyens turcs.

 

Selon ce diplomate, ‘’Israël a ses préoccupations, c’est compréhensible, mais à l’évidence nous ne pouvons pas accepter neuf morts’’ a-t-il ajouté. Sans ces excuses, les négociations sur les conclusions du rapport ne semblent pas pouvoir avancer.

 

Les négociations sur ce texte trainent depuis plusieurs semaines. Le vice premier ministre Moshe Yaalon a été dépêché à l’ONU pour l’occasion, sans succès. Le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-Moon a repoussé la publication du rapport du comité au 27 juillet pour laisser encore une chance aux parties de s’entendre.

 

Selon Sanberk, ‘’Israël tente de minimiser sa responsabilité’’. Discrètement critique envers son premier ministre Erdogan, qu’il juge trop rigide, et au fait des difficultés de politique intérieure en Israël, pour Sanberk ‘’Israel craint que ses marines et commandants ne soient exposés à des poursuites à l’étranger car des excuses seraient vues comme une reconnaissance de culpabilité’’. Le turc rejette néanmoins le point de vue du comité selon lequel le blocus maritime de Gaza serait légal. Il a rappelé que la mission du Conseil des droits de l’Homme à Genève en Octobre de l’année dernière a jugé l’attaque israélienne illégale au regard du droit international, estimant le blocus illégal. Sanberk a pointé du doigt le fait que deux institutions dépendant de l’ONU n’adoptaient pas les mêmes positions.

 

Les deux pays ont un intérêt commun à la réconciliation, affirme-t-il, très optimiste, malgré tout. Il ajoute que les relations entre les Turcs et les Juifs diffèrent de celles entre les Juifs et les Arabes, ou entre Juifs et Européens, Turcs et Juifs s’adressant l’un à l’autre sur un pied d’égalité.

 

 

 

Plan de constructions contre la crise du logement

 

L’Etat d’Israël a dévoilé un plan de 7000 logements sociaux à l’échelle nationale. Cette annonce tente de répondre aux protestations d’étudiants qui ont installé des tentes dans les rues pour lutter contre la flambée des prix de l’immobilier.

 

Après un début à Tel Aviv la semaine dernière, l’initiative s’étend à d’autres villes. Les étudiants de l’université de Jérusalem et de Beer Sheva ont prévu d’installer eux-mêmes des tentes. Lundi, une vingtaine d’étudiants se sont également implantés devant la Knesset.

 

Parmi ces logements, 294 maisons devraient être construites à Beitar Illit en Judée, et 42 à Karnei Shomron, en Samarie, c’est-à-dire au-delà de la ligne verte. Plus d’un millier sont prévus dans le nord du pays, à Tibériade, à Nahariya et à Afula. Tous seront soumis à un appel d’offre public.

 

Il y a deux ans, le ministère de la construction et du logement avait annoncé un plan de 9000 constructions, essentiellement des petits appartements, mais les prix sont restés très élevés. Selon le premier ministre Benyamin Netanyaou, qui a pris connaissance de la crise, la solution devrait prendre au moins de un à trois ans.

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