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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 13:29

Par Misha Uzan

 

Al Schwimmer et Mordechaï Omer se sont en allés

 

Adolphe-William-Schwimmer-dit-Al.jpgAl Schwimmer était le fondateur des forces aériennes israéliennes. Il est à l’origine de l’aviation israélienne. Il est décédé samedi 11 juin à l’âge de 94 ans. Né aux Etats-Unis en 1917 et ayant servi dans l’armée de l’air américaine, Al Schwimmer avait acheté de vieux avions de guerre et les avaient fait parvenir en Israël illégalement en 1947 pour lutter contre les attaques arabes. En 1951 il crée l’industrie aéronautique israélienne et la dirige de 1952 à 1977. Il fut ensuite conseiller du gouvernement pour les affaires technologiques. Il fut l’homme de la technologie aérienne israélienne. Il reçut le Prix d’Israël pour l’industrie et la technologie en 2006, mais aussi le Prix Rotschild pour son service dans le domaine de la science et le Prix Herzl pour sa contribution à la sécurité d’Israël. Il était aussi le père de deux enfants et grand-père.

 

Mordechai-Omer.jpgMordechaï Omer s’en est allé plus jeune, à l’âge de 70 ans. Il a succombé jeudi 9 juin à un cancer, à l’hôpital Ichilov à Tel Aviv. Mordechaï Omer était professeur d’art et depuis 1995 le directeur du musée d’art de Tel Aviv. Né à Haïfa en 1941 il fut diplômé de l’Université hébraïque de Jérusalem en premier cycle, puis de Columbia en deuxième cycle avant d’obtenir son doctorat à l’université Est-Angleterre. Spécialiste d’art moderne il a donné depuis une décennie un nouveau souffle au musée d’art de Tel Aviv et à l’art en Israël. Un nouveau département doit être inauguré en Octobre. Il conclut dix ans de travail et d’activités artistiques. Mordechaï a été enterré vendredi au cimetière Alamin à Jérusalem.

 

 

Stanley Fischer officiellement candidat au FMI

 

Stanley-Fischer.jpgOn s’en doutait depuis plusieurs semaines déjà, mais c’est maintenant officiel et sur tous les médias : Stanley Fischer, l’actuel Directeur de la Banque d’Israël est candidat à la succession de Dominique Strauss-Kahn au FMI (Fonds monétaire international). Sa candidature vient donc bousculer le duel annoncé entre Christine LagardeChristine-Lagarde.jpg, actuelle ministre française de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, et d’Augustin Cartens, Directeur de la banque centrale du Mexique. Rappelons qui est Fischer : diplômé du MIT, il y a été aussi professeur de 1977 à 1988. Auteur de deux manuels populaires de macro-économie, on ne peut pas étudier cette matière sans Augustin Cartens. Dir Bqe Mexiqueavoir entendu parler de Ficher ou consulter l’un de ses manuels. Fischer a également déjà travaillé pour le FMI, de 1994 à 2001, lorsqu’il occupe le poste de premier directeur général adjoint.

Le ministre israélien des finances Yuval SteinitzYouval Steinitz a déclaré « ce poste lui va comme un gant ». Il ne fait aucun doute que Fischer est un candidat sérieux pour cette fonction. Reste que, d’un point de vue nombriliste israélien, on pourra, s’il est élu au FMI, regretter le départ d’un Directeur de Banque, qui malgré quelques frictions ici ou là avec la classe politique, a quasiment évité la crise en Israël.

 

 

Kadima dans la petite politique politicienne ?

 

Le directeur du conseil représentatif des parents d’élèves en Israël, Eti Binyamin, a involontairement porté un petit coup à Kadima, le premier parti politique d’opposition. Selon lui, des députés de Kadima l’auraient poussé à déposer une requête contre la tentative de réforme des vacances scolaires du ministre de l’éducation Guidon Saar (voir Le blog-notes du 7 juin 2011). Selon ses dires, Eti Binyamin n’avait pas besoin d’eux et a repoussé l’aide proposée par la députée Ronit Tirosh, pour ne pas être l’objet d’un camp ou d’un autre. La direction de Kadima a démenti une implication du parti dans cette tentative, qui n’émane que de quelques députés. Ronit TiroshRonit Tirosh explique à ce sujet que de telles requêtes doivent être portées comme il se doit et que c’est à ce titre qu’elle a voulu l’inciter. Au gouvernement en revanche on n’apprécie pas tellement ce genre de méthodes, qui soit dit en passant, sont pratiquées par tous les camps.

 

 

 

De la pluie au mois de juin ?

 

De la pluie au mois de juin. Voilà qui n’a rien d’extraordinaire à celui qui n’a jamais mis les pieds au Moyen-Orient. Bien que s’étant déjà produite — et même en juillet-août — il faut dire pourtant que la pluie en Israël n’est pas très courante à cette période de l’année. Il n’est pas rare qu’il ne tombe pas une seule goutte d’eau d’avril à Octobre. Cette année fut en revanche plus mouvementée, et finalement plus supportable. Tandis que la France connaît une sécheresse sans précédent et des températures très chaudes pour la saison et la région depuis le mois de mars, dans le centre d’Israël au contraire, il est tombé pas mal de pluie en mars, puis aussi en avril, et même en mai. Le centre du pays a même échappé aux poussées ponctuelles de Hamsin, ce vent chaud venu du désert et qui pousse les températures à plus de 35°C et plus de 40°C par endroits. Cette année le Hamsin en avril et en mai n’a pas poussé le thermomètre à plus de 30-31°C. Il a fallu attendre ces derniers jours pour que l’été s’installe vraiment et qu’on retrouve aussi, dans le Goush Dan, les nuits chaudes qui nous empêchent de bien dormir. Et voici qu’on annonce — peut-être — de la pluie, encore une fois. Les gouttes devraient rester timorées certes, il pleuvra surtout dans le nord du pays mais peut-être aussi dans le centre. On peut se réjouir en tout cas si la pluie parvient à détendre un peu l’atmosphère. Les touristes en revanche n’ont pas à s’inquiéter, il n’est pas encore venu le jour où leurs vacances d’été en Israël seront gâchées par la pluie.

 

 

Bilan du week end gouvernemental

 

Ca y’est, les membres de la coalition gouvernementale ont passé un bon week-end à Tzfat (Safed). La presse israélienne en donne ce matin tous les détails : de la petite promenade au menu du dîner de Shabbat, en passant par les petits sourires des conjoints des ministres et députés.

On retiendra surtout quelques éléments marquants.

Avant tout le boycott des 4 membres de Yaadout Hatorah, le parti politique juif ashkénaze ultra-orthodoxe (haredi). On le critiquait déjà vendredi (Le blog-notes du 10 juin), rien n’y a fait : les quatre députés n’ayant pas obtenu la nourriture suffisamment cachère à leur goût (avec l’aval de leur rav) puisque c’est celle de la maison Yosef (de Shass) qui a été retenue, ils ont refusé de venir. Très franchement, qu’ils amènent leur sandwichs ! Il est sûr que ce week-end n’allait pas changer Israël ni l’état d’esprit du gouvernement mais une chose est sûre, en Israël on n’a pas peur du ridicule.

Autre élément : on le signalait aussi vendredi, pas seulement le premier ministre Netanyaou, mais aussi Ehoud Barak ministre de la défense et Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères, eux aussi, n’ont pas pu se promener samedi après-midi. Pas pour de réelles raisons de sécurité, mais parce que les mesures mises en place pour leur sécurité auraient violé le Shabbat. C’est tout de même un comble que le très laïc Lieberman ait dû se soumettre à ce diktat religieux. Sarah, l’épouse du premier ministre a néanmoins décidé de se promener, sans son mari. Malgré cela, un autre week-end gouvernemental aura lieu prochainement, cette fois dans le sud du pays. On espère au moins que tout le monde aura le droit de s’y promener.

Avigdor-Lieberman.jpgEnfin notons une anecdote intéressante. A l’entrée du dîner de Shabbat, Avigdor Lieberman a dit quelques mots. Il a raconté qu’à l’époque où il a travaillé pour la direction du Likoud, s’est ouvert un siège du Likoud (le parti politique de Netanyahou) à Tzfat (Safed). Or poursuit Lieberman, c’est à cet endroit même qu’est né Abou Mazen (Mahmoud Abbas). L’anecdote a de quoi surprendre. Le plus intéressant se caractérise par celui qui la raconte : Avigdor Lieberman. Vilipendé par la presse de gauche et une grosse partie de la diplomatie internationale, Lieberman ne correspond ici en rien à l’image d’homme d’extrême droite qu’on voudrait bien lui donner. Si l’homme et sa politique sont controversés, il faut lui reconnaître une certaine droiture. La naissance d’Abou Mazen à cet endroit donnerait plus que d’arguments aux ennemis de Lieberman, aux pro-palestinistes et même aux partisans du retour de réfugiés arabes de 1948 et 1967. On remarque que Lieberman affronte le problème de face, s’y confronte, à aucun moment ne nie la présence arabe, bien au contraire.

Cette anecdote est symptomatique. Quiconque donnerait d’office plus de légitimité à Abou Mazen qu’à Lieberman, né en Moldavie, n’aurait pas bien saisi non seulement les enjeux de la paix et de la guerre en Israël, mais aussi l’histoire de la région. A suivre …

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