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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 00:20

 

Par Misha Uzan

 

Publié le 17 juin sur le site http://un-echo-israel.net

 

Semaine-du-livre-hebraique-2011.jpgCette semaine, du 15 juin au 25, on fête en Israël le livre hébraïque (ou hébreu). 11 villes et 40 localités rurales célèbrent cette tradition israélienne devenue ô combien populaire. A Jérusalem, Tel Aviv, Haïfa, Netanya, Beer Sheva, ou encore Ramat Hasharon, des centaines de milliers de personnes se précipitent chaque année, non seulement pour acheter des livres mais aussi pour assister à différents événements : lectures publiques, rencontres avec les auteurs, jeux pour enfants, etc. La plupart des activités sont gratuites, sauf les livres à acheter bien entendu, à des prix réduits.

 

L’événement, qui se tient pour la 85e année, a débuté à Tel Aviv, rue Rotschild, de par l’initiative de l’éditrice Bracha Peli. Il était destiné à l’origine à pousser les immigrants à lire de la littérature en hébreu (une caractéristique qui s’est perdue avec le temps, laissant en outre beaucoup de nouveaux immigrants mal à l’aise avec les livres en hébreu). On lisait à l’entrée des stands : « Faites entrer un livre hébreu dans la maison de chaque hébreu ». Jusqu’en 1958 sa durée n’était que d’une seule journée, on l’appelait « le jour du livre hébreu ». En 1959, l’écrivain et poète Shlomo Tanaï en a fait « la semaine du livre hébreu » à l’occasion des célébrations de la décennie de l’Etat d’Israël. Elle est depuis 1961 un événement national.

 

Etgar-Keret.jpgTel Aviv en reste un centre important. Plus d’une centaine de stands sont installés sur la place Rabin, face à la mairie. L’occasion pour les éditeurs du pays de faire connaître ce qu’ils publient, et pour les auteurs, aussi, de rencontrer leur lecteurs. C’est ce dont s’est réjoui l’écrivain israélien Etgar Keret, connu surtout pour ses nouvelles, heureux « d’entendre ce que les gens ont aimé et n’ont pas aimé dans [ses] livres », déclarait-il à la presse. On a pu y voir encore l’écrivaine Niza Skolnik ou d’autres. Cette semaine est aussi un prétexte de communication pour les compagnies de tourisme qui vendent leur livre et surtout pour ceux qui veulent faire adopter au public la pratique du livre électronique ou la lecture via I-pad. Certains même à Tel Aviv, faute de pouvoir s’acheter un stand, en ont profité pour vendre leurs propres livres, sur un banc.

 

Mais la semaine du livre hébraïque était aussi à Jérusalem où s’est tenu le 14 au soir, en guise d’ouverture à la Bibliothèque nationale, un hommage aux magasins qui vendent des livres d’antiquité. Des stands sont exposés au Gan Apaamon (le jardin de la cloche), où sont invités les auteurs et éditeurs Ami Robinger, Smadar Shir, Ephrim Sidon et Dani Carmen. Sont également prévues des rencontres personnelles dans des cafés et bars de la ville avec les auteurs, éditeurs et poètes Méïr Shelo, Agi Mashoul, Sami Berdogo, Méïr Bozeglo et Tamar Galbetz. A Netanya l’événement est placé sous le signe des contes d’enfants, à Beer Sheva sont prévues des représentations de rue et à Ramat Hasharon des musiciens accompagneront les visiteurs.

 

Toutefois la presse israélienne soulignait cette semaine une certaine contradiction. C’est en pleine semaine du livre hébraïque que la bibliothèque de Kyriat Shmone mettait la clé sous la porte. Les pertes financières de certaines institutions culturelles ont été très fortes, et le tribunal de Nazareth a dû émettre l’injonction de fermer les lieux. « Ce qui se passe ici n’intéresse pas le gouvernement » se plaignait le maire de la ville Nissim Malka, qui entend mettre en grève le système éducatif de la ville dès le 19 juin. Cette annonce intervient pourtant en pleine ascension économique du pays. Le 16 juin le Bureau Central des statistiques publiait officiellement les chiffres du niveau de vie, révélant une poussée de 6,8% du niveau de vie, avec un PIB par habitant qui pour la première fois dépasse les 30 000 dollars.

 

Confrontées les unes aux autres, ces différentes informations laissent souvent penser que les inégalités se creusent, que peut-être la croissance ne profite pas (encore ?) à tout le monde. Une différence de niveau de vie très sensible d’une région d’Israël à une autre.

 

Voir aussi sur Un écho d’Israël, en 2006 : 80ème anniversaire de la semaine du livre hébreu

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commentaires

SANDRINE 20/06/2011 12:43



QUELLE TRISTESSE QUE DE VOIR UNE BIBLIOTHEQUE FERMER... OU QUE CE SOIT MAIS PEUT ETRE DAVANTAGE DANS CETTE REGION OU J AI ENTENDU DIRE QUE DE TRES NOMBREUSES FAMILLES "TIRAIENT LE DIABLE PAR LA
QUEUE"... ET LE LIVRE RESTE L UN DES PREMIERS OUTILS DE CULTURE. OR, ON SAIT BIEN QUE C EST EN ACCEDANT A UNE PLUS GRANDE CULTURE GENERALE QUE LES POPULATIONS DEFAVORISEES PEUVENT AVANCER... NE
CROYEZ VOUS PAS QUE JUSTEMENT LE GOUVERNEMENT DEVRAIT Y METTRE LE NEZ METTRE SI CE N EST PAS, POUR LE MOMENT, LA PREOCCUPATION ESSENTIELLE DE CES FAMILLES DEFAVORISEES ???? 



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