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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 12:31

 

Par Misha Uzan

 

Kate Moses, Froidure, New York : St Martin’s Press, 2003, Paris : Quai Voltaire, 2004 pour la version française, traduit de l’Américain par Anouk Neuhoff

 

Kate-Moses.-Froidure.jpg

 

Je n’ai en fait pas grand-chose à raconter sur ce livre, pour une raison simple : je l’ai fermé à la page 86. Je n’ai pas eu le courage de lire les plus de 400 pages de ce livre. En quelques clics sur le net, j’ai compris que je n’étais pas le seul (http://lesjardinsdhelene.over-blog.com/article-3150984-6.html#anchorComment). J’ai aussi compris que ce roman avait un caractère autobiographique. Pour un premier roman l’auteure a donc choisi, non pas de raconter sa vie, mais d’en transcrire sous forme romanesque un moment seulement. A en croire la diffusion de l’ouvrage, ce ne fut pas un échec. Certains lettrés l’apprécieront sans doute. Je m’excuse donc par avance auprès d’eux. Car s’il me fallait relater une partie de ma vie, je comprendrais que la tristesse, le chagrin et la solitude m’inspirent mon œuvre, mais je tâcherais de ne pas la transmettre totalement au lecteur. C’est ce que fait à mon sens Kate Moses devenue Sylvia Plath. Froidure est son histoire en 1962. Abandonnée par son mari infidèle, Sylvia s’ennuie, désespère et repense à son mariage. Ses deux enfants, Frieda et Nicholas, dont elle a la charge, semblent lui peser plus qu’autre chose. C’est dur pour elle, il fait froid, oui ! vraiment froid en cet hiver 1962 à Londres, nous répète-t-on. Alors nous aussi on s’ennuie dans les descriptions déprimantes du narrateur, on espère qu’un rebondissement nous relancera mais on ne veut pas attraper froid, oui nous aussi, et on finit par fermer le livre, sans envie de le reprendre. C’est en tout cas ce que j’ai fait.

 

Pourtant l’auteure a du talent pour l’écriture, sur ce point rien à redire. Pourtant depuis Proust les romans ne sont plus faits pour créer une intrigue. Toutefois ils ne doivent pas nous ennuyer plus que de raison. Au cours de ma lecture j’ai pensé à ma dernière lecture de Guillaume Musso, Parce que je t’aime. Je parlais d’un auteur capable de captiver avec brio le lecteur, mais je mettais un doute sur la qualité de l’écriture sur un plan purement littéraire. Je parlais d’un auteur plus qu’un écrivain. Avec Kate Moses j’ai pensé au contraire. Froidure aura au moins servi à entretenir cette réflexion.

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Published by MU - dans Lectures
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