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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 10:07

Publié dans le journal Eden 94, Revue des Communautés Juives du 94, automne 2008

 

 

Attias50,7% : c’est la proportion de femmes dans la population israélienne, soit 103 femmes pour 100 hommes. Un surplus qui contraste avec la moyenne mondiale qui dénombre 99 femmes pour 100 hommes. A ceci s’ajoute un taux de fécondité de 2,89 enfants par femmes, contre 2,5 en Turquie et 2 aux Etats-Unis, soit le taux le plus fort du monde libre.

Vivant en moyenne jusqu’à 81,2 ans, contre 77,3 ans pour les hommes, mariée autour de 24 ans et demi pour une femme juive et 20 ans et demi pour une femme musulmane, la femme israélienne bénéficie d’un avantage non négligeable et qu’on oublie pourtant trop souvent : la sécurité. Si certaines communautés connaissent malgré tout des difficultés internes (violences conjugales, soumission des femmes…), le taux de criminalité en Israël est relativement bas. Sans parler de certains kibboutzim où ce taux touche presque parfois le zéro, une métropole comme Tel Aviv avec ses 400 000 habitants (auxquels s’ajoutent les 3 millions du Goush Dan — Bat Yam, Holon, Ramat Gan, Petah Tikva, Rishon-le-Zion, Ramat Hasharon, Herzliya) connaît un taux de délinquance et criminalité bien moins élevé que celui de  toutes les autres grandes métropoles du monde[1]. A ce titre, Tel Aviv peut mériter le surnom de « ville la plus sûre du monde ». Or, si les premières victimes de la délinquance qui touche les grandes villes européennes sont les femmes, les telaviviennes, elles, se sentent en sécurité. Une qualité que les jeunes femmes immigrées de France, ou simplement en vacances, savent apprécier. Plus besoin de regarder sa montre pour ne pas rentrer « trop tard », d’attendre ses amis masculins pour pouvoir se balader, finis les coups de fil des parents inquiets par les nuits parisiennes et finie la frustration de ne pas pouvoir s’habiller comme on veut.

 

Model Sandy BarTel avivienne depuis un an et demi, K. nous raconte comment ses centres d’intérêt ont changé. « A Paris, nous dit-elle, j’habitais en lointaine banlieue. Du coup, impossible de sortir en RER le soir car trop dangereux, et impossible de rentrer en taxi car trop loin et très cher. J’étais dépendante de mes parents ou de mon copain. Et je ne pouvais pas prendre moi-même la voiture à chaque fois, surtout pas les soirs de grands événements. Si tant est que je sortais ces soirs-là, il fallait choisir son quartier, sous peine de se retrouver au milieu de semi émeutes. Ici, tout ça c’est de l’histoire ancienne. Je pense à un meilleur travail, à mon salaire, à rencontrer un homme qui me convienne, mais je ne me pose pas la question de savoir comment je sors, ou si le quartier est convenable. C’est sûr que je n’irais pas m’aventurer seule dans une ville arabe trop éloignée des quartiers juifs, mais je ne vois pas non plus ce que j’aurais à y faire. En tout cas, dans tout l’espace juif d’Israël, je me sens en sécurité et sans rien à craindre. »

La différence entre la capitale française et une grande ville israélienne en effet, est flagrante. Il est courant de voir des femmes seules, le pas lent, sans aucune peur, à n’importe quelle heure de la nuit et même n’importe où. Si le sud de Tel Aviv de façon générale, le quartier de la gare centrale des bus, Florentine ou encore Montefiore, en cours de réhabilitation, sont — à juste titre — réputés moins sûrs et plus populaires que le centre et le nord de Tel Aviv, rien de comparable aux banlieues parisiennes ou aux quartiers malfamés de Paris. D’autant que la ville ne s’arrête jamais de bouger. En plus des ‘Makolet’ (petites superettes), nombreux sont les supermarchés, les restaurants et les bars ouverts toute la nuit, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Une vie nocturne et une activité israéliennes débordantes qui, parce qu’elles s’animent comme en pleine journée, provoquent aussi un sentiment de sécurité par l’absence de différence radicale entre le jour et la nuit.

A l’aube de son 100e anniversaire, que la municipalité fêtera tout au long de l’année 2009, véritable chantier immobilier et architectural (comme l’est aussi toute la région et presque tout le pays), Tel Aviv peut afficher une sécurité pour ses habitantes sans rien avoir à envier aux grandes capitales mondiales (bien au contraire), qui débordées par le phénomène de délinquance moderne, ne peuvent rivaliser dans ce domaine.


[1] "Israel 2007 Crime & Safety Report: Tel Aviv". Overseas Security Advisory Agency. Retrieved on 2008-01-26. https://www.osac.gov/Reports/report.cfm?contentID=64217

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commentaires

hanna 31/08/2016 03:42

Merci, et merci Tel Aviviens de realiser un rêve que je croyais devenu impossible: celui d'une ville où les femmes sont libres et en sécurité. Merci ! <3

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