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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 19:25

Flic.jpgBien que souffrant d’une image de pays en guerre, Israël reste un pays des plus sûrs en matière de sécurité. Non pas seulement parce que spécialisé en forces militaires et en défense de pointe, surtout parce que ses rues sont généralement sûres. Pas partout certes, le pays comprenant des disparités entre les grandes villes et les petites, les villes riches et les pauvres, les villes juives et les villes arabes : Jérusalem n’est pas Beit She’an, Tel Aviv n’est pas Dimona, Kfar Saba n’est pas Lod.

Pourtant les pouvoirs publics et les média s’inquiètent ces dernières années d’une violence encore peu connue auparavant dans le pays. Les sujets de violence et de sécurité intérieure étant récurrents dans l’actualité, nous y sommes revenus à plusieurs reprises, notamment dans des articles d’ensemble pour notre revue partenaire Eden 94, dans Montée de violence en Israël et dans Etre une femme à tel aviv. Les vols de voiture inquiètent, les règlements de compte à Lod ont fait une très mauvaise réputation à la ville, le crime organisé (ou mafia) est devenu suffisamment important pour qu’on lui consacre une série télévisée à succès (et bien faite), Ha Borer, et la violence juvénile devient inquiétante et pose un vrai problème d’’éducation dans le pays.

Pour lutter contre ces phénomènes la police d’Israël tente de se réformer, et la presse, en lui consacrant régulièrement des articles, se pose en critique et metteur de pression, qu’elle soit de droite ou de gauche. D’autant qu’il n’existe pas, à mon sens en Israël, d’un rejet du flic, comme on peut le percevoir dans les mentalités d’une grande part de la société française. La police donc, a fait récemment évoluée sa direction, et est passée à l’heure de la haute technologie, toute informatisée, moderne, utilisant les nanotechnologies pour lutter contre les crimes et délits. Dans une étude publiée cette semaine dans le Jerusalem Post la police d’Israël tentait de faire passer le message d’une amélioration sensible de la situation. 50 dossiers ouverts pour 1000 personnes, le taux le plus faible depuis 30 ans, une baisse de 41% des vols de voiture depuis 2006, 36% de braquages en moins et une diminution de 22% des violences à la personne. S’ajoutent à cela 67% de cas ouverts par l’initiative de la police, 89 condamnations en matière de crime organisé (contre 31 en 2008), 180 investigations contre la corruption. (Chiffres résumés dans la version Lite du Jerusalem Post du 2 février).

Le message est donc clair : la police travaille et les délits et crimes diminuent. Convaincus ? Pas sûr. On n’est toujours amené à penser que des chiffres qui baissent peuvent être dus à une perte de confiance de la population qui ne réfère plus les délits mineurs en ne se rendant plus à la police. La multiplication de cambriolages et petits dégâts non résolus ont en effet conduit à une certaine méfiance de la part de certains. Pas le temps, pas assez important, une grande déception. Difficile de savoir. Il semblerait en revanche que la lutte contre le crime organisé soit payante. La dernière explosion de voiture piégée remonte à moins d’un mois mais les moyens mis en place dans ce combat sont plus importants aujourd’hui. Certes la police manque toujours d’effectifs. Les salaires versés aux agents de sécurité n’incitent pas non plus à s’engager dans une carrière policière. Au niveau de la violence juvénile, la police est insuffisante et c’est cette fois le manque de psychologues scolaires qui manque.

Il ne reste plus qu’à suivre l’évolution des prochaines années, qu’à investir dans l’éducation et la bonne tenue des enquêtes. Les rues d’Israël sont globalement sûres, à nous de faire en sorte qu’elles le restent.

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Flo-Avril 04/02/2011 22:24



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