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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 19:25

 

Adrien Goetz, La dormeuse de Naples, Paris –New York : Le Passage, 2004

Adrien-Goetz.-La-dormeuse-de-Naples.png

Par Misha Uzan

Après l'écrivain des "petits riens" (dixit Philippe Delerm), voici l'écrivain des œuvres d'art. Docteur en histoire de l'art et maître de conférences en histoire de l'art à la Sorbonne, Adrien Goetz s'est adonné à l'histoire romanesque depuis 2003 et son premier roman Webcam. Il est depuis, l'auteur de sept romans qui tous, romancent l'art et les œuvres d'artiste.

La dormeuse de Naples, consacrée par le prix des deux magots et le prix Roger-Nimier en 2004, n'y échappe pas. Spécialiste du peintre Ingres, qu'il a étudié dans ses recherches, l'historien de l'art Goetz raconte l'histoire d'un de ses chefs d'œuvre perdu : La dormeuse de Naples, le nu passionnément nu d'une femme à la peau claire, aux "reflets roux" et à au visage de "blonde". Trois chapitres évoquent ce tableau du même format que la célèbre Odalisque, disparu après la chute de Murat et le retour des Bourbons à Naples. A travers les témoignages d'Ingres lui-même, puis de Corot, autre peintre, et enfin d'un artiste inconnu, ami de Géricault, tous imaginés par l'auteur, on pénètre non seulement dans le "secret des ateliers" comme nous dit la 4e de couverture, mais dans les Naples, Paris et Rome du 19e siècle.

Adrien-Goetz.jpgLa lecture est fluide, facile, rapide, et courte, ce qui n'est pas pour nous déplaire. Toutefois les références ésotériques propres aux artistes laissent coi le néophyte. Si bien qu'on n'est pas mécontent de voir aborder trois fois le même tableau, le même milieu, les mêmes personnages, sous trois angles différents. Approches répétées qui laissent au lecteur le temps d'adaptation nécessaire. C'est à partir du deuxième manuscrit seulement, celui de Corot, qu'on parvient à s'accrocher aux sentiments dégagés par le tableau de La dormeuse de Naples. L'auteur ne parvient pas cependant, tel Haïm Potok dans Je m'appelle Asher Lev, à nous apprendre quelques règles d'art, quelques courants, quelques controverses, tout en nous passionnant pour l'histoire d'un artiste. L'ouvrage se limite à une histoire d'une œuvre d'art.

En tout et pour tout, novice nous fûmes en art, ignorant nous restons encore. Décidément nos quelques jours passés en Italie n'auront pas suffi.

 

Reproduction autorisée avec les mentions suivantes et le lien vers cet article :
© Misha Uzan pour http://mishauzan.com

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Published by MU - dans Lectures
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commentaires

Renée 13/09/2011 19:59



Un bien bel article. Bises



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